BMCR 2009.05.61: Ballesteros on Guenther, "Vectigalia nervos esse rei publicae": die indirekten Steuern in der Roemischen Kaiserzeit von Augustus bis Diokletian
Bryn Mawr Classical Review <[email protected]> Sun, 31 May 2009 17:06:30 -0400 (EDT)
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Sven Guenther, "Vectigalia nervos esse rei publicae": die indirekten Steuern in der Roemischen Kaiserzeit von Augustus bis Diokletian. Philippika. Marburger alterumskundliche Abhandlungen 26. Wiesbaden: Harrassowitz, 2008. Pp. viii, 197. ISBN 9783447058452. EUR 48.00. Reviewed by Juan Ballesteros, Universidad Pablo de Olavide (Sevilla-Spain) ([email protected]) Word count: 2354 words ------------------------------- To read a print-formatted version of this review, see http://bmcr.brynmawr.edu/2009/2009-05-61.html To comment on this review, see http://www.bmcreview.org/2009/05/20090561.html ------------------------------- La recherche sur la fiscalite/ romaine a une longue tradition. Depuis l'Humanisme, le domaine des impo^ts a e/te/ un the\me de recherche privile/gie/ pour l'e/tude des structures de l'E/tat romain, de ses dimensions et de son e/ventuelle modernite/ (ou archai+sme). En fait, une grande partie de la capacite/ du monde romain a\ devenir un mode\le pour l'Occident re/side dans la valeur exemplaire de son syste\me fiscal. Sven Guenther (G par la suite) a produit un important ouvrage dans cette tradition. Il s'agit d'un travail e/conomique du point de vue de sa longueur (168 pages, plus la bibliographie et les index), mais d'une e/rudition exhaustive et pertinente.[[1]] Le travail aborde fondamentalement les quatre impo^ts qui, dans le sens antique du terme, peuvent s'appeler indirects: celui de la vicesima hereditatium (5% sur les successions), celui de la vicesima libertatis vel manumissionum (5% sur les affranchissements), celui de la centesima rerum venalium (1% soit sur les ventes, soit sur les adjudications aux enche\res) et celui de la quinta et vicesima venalium mancipiorum (4% sur la vente des esclaves). Je trouve fondamental, du point de vue me/thodologique, l'effort que G a produite pour proposer une de/finition commune de ces quatre taxes sous le label d'impo^t indirect (indirekt Steuer) --aussi tarif (Tarifsteuer)-- en opposition a\ d'autres ressources indirectes (indirekte Abgaben). Pour les Romains, un impo^t indirect n'est pas une taxe applique/e a\ la consommation, mais un revenu public dont la perception ne de/pend plus d'une liste personnelle ou d'un recensement e/tatique, mais d'une proce/dure e/tablie ad hoc (p.17). Ce me/canisme de pre/le\vement fiscal rend impossible le calcul de la recette finale de/rive/e de la taxe, et il met les vectigalia en nette opposition avec les constributions directes (tributa) et le reste des rentre/es publiques. Apre\s une premie\re partie introductive (pp. 1-21), le livre est structure/ en chapitres monographiques sur ces quatre impo^ts. Le deuxie\me est consacre/ a\ la vicesima hereditatium (pp. 23-94). G parcourt exhaustivement les sources litte/raires et la bibliographie secondaire pour e/tablir les origines de l'impo^t pendant les guerres civiles du Ieer sie\cle av. J.-C. Il e/tudie aussi les circonstances de son introduction de/finitive dans le contexte de la cre/ation de l'aerarium militare (la caisse de retraite des le/gionnaires qui depuis 5 apr. J.-C. substitua les assignations pole/miques de terres aux ve/te/rans), aussi bien que les conse/quences de la politique fiscale et militaire d'Auguste (p. 33: [die] inflationaere Politik), dont cette vicesima serait un important vestige. Malgre/ le soupc,on d'anticipation anachronique (p. 48), le te/moignage de Dion Cassius (DC 55.25.5; 56.28.4-6), du IIIesie\cle apr. J.-C., reste fondamental dans tout l'expose/ de ce processus. Tacite (Tac. ann. 13.50: sur la re/action de Ne/ron face a\ l'activite/ abusive des publicains dans les pre/le\vements: 58 apr. J.-C.) permet de fonder l'hypothe\se d'une progressive augmentation de l'intervention de l'E/tat et du contro^le public sur la vicesima hereditatium, notamment par le moyen des procuratores XX hereditatium. Les re/formes de Nerva et Trajan illustre/es par les textes de Pline le Jeune (Plin. pan. 37-40), sont de/crites dans le me^me sens. A\ co^te/ de cette documentation traditionnelle, G a employe/ avec mai^trise enviable les sources le/gales sans cacher les proble\mes de datation de ces donne/es juridiques. Par exemple, tout le proce/de/ public d'inspection et perception de/crit aux pp. 69-70 a e/te/ e/tabli dans un moment inde/termine/ entre Ne/ron et Antonin le Pieux. Des sources papyrologiques sont aussi cite/es pour de/crire le syste\me d'affermage de la vicesima. Le troisie\me chapitre e/tudie la vicesima libertatis (pp. 95-126). L'impo^t sur l'affranchissement fu^t e/tabli par le consul Manlius Capitolinus l'anne/e 357 av. J.-C. (Liv. 7.16.7) et son existence peut e^tre suppose/e jusqu'a\ l'Empire et les re/formes fiscales de Diocle/tien. G e/tudie divers aspects de l'administration impe/riale ayant rapport avec cette vicesima: l'organisation de la caisse ou\ on la versait --l'aerarium Saturni dont l'aerarium sanctius e/tait une section--, les modalite/s d'affermage de l'impo^t, le fonctionnement des socie/te/s de publicains gestionnaires, le sens du fiscus libertatis et peculiorum du temps de Claude et les contenus des re/formes de Ne/ron et d'Hadrien. Ensuite, G pre/sente les types d'affranchissement selon le droit romain et essaie d'en de/duire les proce/de/s de pre/le\vement de l'impo^t associe/s. Dans le quatrie\me chapitre on analyse la centesima rerum venalium (pp.127-147). C'est, a\ mon avis, le plus inte/ressant des impo^ts e/tudie/s dans ce livre, car sa compre/hension comple\te permettrait de re/pondre a\ une vieille crux sur l'administration des Romains: ont-ils eu une taxe sur la valeur ajoute/e (Mehrwertssteuer)? Il est possible de suivre seulement une partie de l'histoire de la centesima: ni la date ni les circonstances pre/cises de son introduction ne sont atteste/es par les sources, mais on sait que sous Tibe\re elle e/tait destine/e a\ l'aerarium militaire (Tac. ann. 1.78.2: 15 apr. J.-C.), qu'entre le 17 apr. J.-C. et le 31 apr. J.-C. Tibe\re le re/duisit de moitie/ (Tac. ann. 2.42; DC 58.16.2), et que Caligula en exempta l'Italie en 38 apr. J.-C (Suet. Cal. 16.3 --ce texte, cependant, parle de la ducentesima--; DC 59.9.6). Il n'y a aucune source poste/rieure sur cette centesima. G a su se limiter a\ exposer les de/bats par lesquels d'autres chercheurs ont essaye/ de remplir ce vide. Par exemple, sagement il a traite/ dans deux sections individuelles les rapports suppose/s avec la centesima de deux sources e/pigraphiques: les tablettes pompe/iennes de Caecilius Iucundus et la lex metalli Vipascensis. G pre/sente aussi avec prudence les diffe/rents impo^ts qui, glisse/s dans la de/finition d'impo^t sur la vente, ont e/te/ associe/s avec la centesima: le [vectigal] venalium rerum d'Ulp. dig. 50.16.17.1 --vraisemblablement, une interpolation--, le pro edulibus (Suet. Cal. 40; DC 59.28.8) aboli par Claude (voir le quadrans de Claude, reproduit a\ la p.145) et le vectigal foricularii et ansarii promercalium (CIL 6.1016 a,b,c) --des droits de marche/ (Zoelle auf Marktwaren)--. Une question inte/ressante est celle de l'objet de la taxe: s'agissait-il d'un impo^t sur les ventes tout court ou sur les ventes aux enche\res? G parai^t choisir la seconde option (en s'appuyant sur Suet. Cal. 16.3: ducentesima auctionum). Sur ce point il serait donc souhaitable d'e/tablir l'importance de la vente a\ la crie/e dans le monde romain.[[2]] Le cinquie\me chapitre e/tudie la quinta et vicesima venalium mancipiorum (pp.149-154). On sait que'elle fut cre/e/e pour financer l'effort militaire des anne/es 6-9 apr. J.-C et la cre/ation des cohortes vigilum, mais le proble\me fondamental de cette taxe, le taux, reste sans solution. Les deux te/moins litte/raires qui fournissent cette donne/e offrent des chiffres diffe/rents: Tac. ann.13.31.2 (4%: 57 apr. J.-C.) et DC 55.31.4 (2%: 7 apr. J.-C.). Pour les arranger, soit on accepte la correction du texte de Dion Cassius, soit on postule une monte/e, non documente/e par les sources, du taux depuis son introduction. G fait toute la lumie\re possible sur ce point et continue avec l'expose/ de l'e/volution de l'impo^t. La re/forme de Ne/ron (Tac. ann. 13.31.2: 57 apr. J.-C.: Ne/ron fit payer la taxe au marchand et non plus a\ l'acheteur) essaya de transformer la quinta et vicesima d'impo^t sur l'achat d'esclaves, dont la perception devait e^tre assez complique/e, en une taxe sur le chiffre d'affaires des enterprises de vente d'esclaves. Tacite lui-me^me montre l'e/chec d'une re/forme specie magis quam vi, quia, cum venditor pendere iuberetur, in partem pretii emptoribus adcrescebat. Il y a un dernier chapitre sur d'autres petits --par leur courte dure/e-- impo^ts indirects, notamment ceux introduits par Caligula et Vespasien (pp.155-161). Les vectigalia nova atque inaudita de Caligula sont expose/s dans des textes tre\s connus de Sue/tone et Dion Cassius (Suet. Cal. 40-41; DC 59.28.8). Ils furent vraisemblablement abolis par Claude (DC 60.4.1; Suet. Claud. 11.3). A\ co^te/ du pro edulibus sur les aliments, traite/ dans le chapitre ante/rieur, il s'agit de la pro litibus ac iudiciis quadragesima sumae de qua litigaretur (2.5% sur les proce\s judiciaires), la ex gerulorum diurnis...pars octava (12.5% sur les transports en ville), le ex capturis prostitutarum quantum quaeque uno concubitu mereret (le prix d'un service comme la taxe sur la prostitution), l'impo^t sur les manufactures ou l'impo^t sur les tavernes. Tous ces e/le/ments ont eu une large re/percussion historiographique. A\ l'exception peut-e^tre de la quadragesima, ce furent des taxes impose/es sur des activite/s commerciales et, avec la possible exception de l'impo^t sur les prostitue/es --pour lesquelles l'existence d'un registre public et d'une e/ventuelle continuite/ a\ l'e/poque tardive restent discute/es--, doivent e^tre classe/s parmi les impo^ts indirects. Un des vectigalia...nova et gravia de Vespasien (Suet. Vesp. 16.1), qui frappait aussi une activite/ e/conomique --celle des tanneurs--, apparai^t dans le texte fameux de Sue/tone sur le urinae vectigal (Suet. Vesp. 23.3; DC 66.14.5). Sans continuite/ dans la pe/riode e/tudie/ par G, pourrait-on trouver des e/chos de cet impo^t dans le khrysargyron, atteste/ au Bas-Empire (Cedrenus, Hist. Compend. 1.626-7; Manasses, Breviarium historiae metricum, vv. 3085-3099; Zos. 2.38.2; Evag. 3.39 sont des sources de/ja\ rassamble/es par Juste Lipse au XVIe\me sie\cle)? La question fondamentale que l'auteur se pose tout au long de son ouvrage est celle des rapports entre les diffe/rents organes publics cre/e/s pendant l'Empire pour ge/rer les impo^ts indirects --procurate\les du prince, sections administratives gere/es par des affranchis impe/riaux, caisses e/tatiques centrales et provinciales-- et les socie/te/s vectigaliennes fermie\res d'impo^ts et he/ritie\res de l'e/poque re/publicaine, dont l'origine prive/e ne cachait pas une fonction quasi publique. G, suivant le travail fondamental de Werner Eck, essaie de nuancer le point de vue traditionnel, c'est-a\-dire l'accroissement des structures administrives centralise/es de l'E/tat depuis Auguste, et la disparition conse/quente des socie/te/s gestionnaires des publicains, en postulant la coexistence, voire la collaboration, de ces deux instances de gestion (p.168: das Zusammenspiel von privaten Paechtern und staatlichem Personal). Il montre aussi que, depuis Ne/ron, il est possible de de/finir une fonction de contro^le de la part de l'autorite/ publique sur les mesures des socii. Le manque de sources ou la nature lacunaire de la plupart d'entre elles e^mpeche, ne/anmoins, de pre/ciser cette e/volution, et laisse le lecteur face a\ un travail de reconstruction historique dense et tre\s technique mais, parfois, peu fluide du point de vue de l'expose/, ou\ les donne/es disponibles et les de/bats acade/miques sont tre\s clairs, mais le discours proprement historique,un peu diffus. G a voulu trouver ce qu'il reste de l'E/tat romain impe/rial dans les impo^ts romains dits indirects leve/s soit en Italie soit dans les provinces. Bref, la reconstruction des proce/dures administratives centrales, les moyens de contro^le des enterprises de pre/le\vement prive/es, les proce/dures de de/centralisation, les dimensions des structures administratives proprement publiques, ou la base juridique des rapports entre les institutions prive/es et publiques, occupent la partie plus importante du livre. L'inte/re^t de son travail re/side aussi dans ce qu'il pre/sente de la socie/te romaine frappe/e par ces impo^ts. De ce point de vue, l'analyse de la re/action senatoriale contre la vicesima hereditatium de/crite par Dion Cassius (DC 56.28.4-6, pp.1-2), la recherche sur les effets de la Constitutio Antoniniana (pp. 88-94), ou l'e/tude des mesures de Caligula touchant la remissio de la centesima (pp.130-132), soulignent les re/sistences, voire le refus, des Romains vis-a\-vis des nouveaux sacrifices associe/s a\ la paix e/tablie par l'Empire. L'introduction des vectigalia nova a\ l'e/poque d'Auguste supposa une de/finition comple\tement nouvelle de la politique fiscale et administrative romaine. La substitution de la fiscalite/ re/publicaine --d'une "brutale simplicite/" selon Claude Nicolet (Rendre a\ Ce/sar, p.259)-- dont les impo^ts, me^me indirects, avaient un rapport imme/diat avec l'expansion territoriale (cf. App. B.C. 1.7) et la guerre, demandait du citoyen romain un de/vouement fiscal qu'il n'a pas toujours octroye/ sans re/sistance. De ce point de vue, peut-e^tre, les bornes chronologiques que G a donne/es a\ son e/tude sont-elles trop limite/es pour comprendre les mesures qu'il de/crit dans une perspective plus large. Dans le livre de G, en conclusion, on ne trouvera pas un long discours sur l'ensemble du syste\me fiscal romain, mais une e/tude approfondie des proce/dures de gestion des impo^ts dits indirects. C'est seulement de ce point de vue que l'ouvrage, a\ mon avis, se montre un peu de/cevant. Le livre ne touche pas le syste\me douanier, ni la fiscalite/ indirecte re/publicaine. Dans son introduction (pp.10-14), l'auteur a choisi pour chacun des impo^t qu'il s'appre^te a\ e/tudier quelques pre/ce/dents bibliographiques pour exposer le fondement de sa recherche. Par ce choix, il est possible d'appre/cier la ligne que G a voulu suivre. Il cite, par exemple, les ouvrages de Schragius (1672), Slevogt (1709) ou Bachofen (1843 et 1848) sur la vicesima hereditatium, mais il ne mentionne pas d'autres auteurs de divulgation, qui e/tudie\rent la fiscalite/ indirecte romaine dans un contexte plus large, a\ savoir en conside/rant l'ensemble du budget impe/rial. Par exemple, la recherche pionie\re de Juste Lipse dans le deuxie\me livre de ces Admiranda sive de magnitudine romana libri IV (3e\me ed. 1605) sur les opes romaines, le De vectigalibus populi romani (1734) de Pieter Burmann ou le tre\s influent De tributis ac vectigalibus populi romani de Jules Ce/sar Bulengerus (1618), qui auraient pu aussi parai^tre dans ce chapitre introductif, si la recherche qui suit avait e/te/ d'une porte/e plus synthe/tique. Cela dit, le livre de G est destine/ a\ devenir, dans les prochaines anne/es, un ouvrage de re/fe/rence dans le domaine de la fiscalite/ romaine et un instrument de recherche pour n'importe quel travail touchant les finances et l'administration impe/riales romaines. Le texte e/puise les materiaux primaires aujourd'hui disponibles, il offre aussi des chapitres prosopographiques tre\s utiles (comme celui sur le personnel connu pour les services provinciaux de la vicesima hereditatium, pp. 74-81; ou ceux sur le personnel de la vicesima libertatis, pp.106-107 et pp.113-117), et il propose un e/tat de la question complet avec la bibliographie secondaire la plus re/cente. Il pourra e^tre consulte/ avec profit a\ co^te/ d'une bibliographie large mais qui commence a\ devenir de/mode/e et peu stimulante, vues les nouvelles questions que notre e/poque a besoin de poser a\ Rome et a\ sa fiscalite/.[[3]] Son auteur a su garder les formes acade/miques d'une publication universitaire --je n'ai trouve/ que deux coquilles dans les nombreux textes classiques transcrits: Locuplebant au lieu de Locupletabant (p.23) et contrasciptor au lieu de contrascriptor (p.69)--. Pour terminer, j'estime qu'il aurait e/te/ judicieux de recourir a\ un syste\me de notation de la bibliographie en bas de page plus le/ger, d'autant que le titre complet des ouvrages apparait aussi dans la bibliographie finale (pp. 169-183). ------------------ Notes: 1. L'index ge/ne/ral et l'introduction sont disponibles on line (http://www.harrassowitz-verlag.de/dzo/artikel/201//001/1686_201.pdf?t=1225731513) . 2. Voir la\-dessus Garci/a Morillo, M., Las ventas por subasta en el mundo romano. La esfera privada (2005). 3. Par exemple, les livres de Cagnat, R., E/tude historique sur les impo^ts indirects chez les romains (1882), Marquardt, J., De l'organisation financie\re chez les romains (1888), De Laet, S. J., Portorium. E/tude sur l'organisation douanie\re chez les Romains, surtout a\ l'e/poque du Haut-Empire (1949), Goffart, W., Caput and Colonate. Towards a History of Late Roman Taxation (1974), Nicolet, Cl., Tributum (1976), Neesen, L., Untersuchungen zu den direkten Staatsabgaben in der roemischen Kaiserzeit (27 v.Chr.-284 n.Chr.) (1980), parmi d'autres, continuent a\ e^tre essentiels et indispensables.