BMCR 2009.07.51: Colling on Burrer, Kriegskosten und Kriegsfinanzierung in der Antike

Bryn Mawr Classical Review <[email protected]> Sun, 19 Jul 2009 08:57:59 -0400 (EDT)
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Friedrich Burrer, Holger Mueller (ed.), Kriegskosten und
Kriegsfinanzierung in der Antike.  Darmstadt:  WBG, Wissenschaftliche
Buchgesellschaft, 2008.  Pp. 336.  ISBN 9783534209209.  EUR 79.90.

Reviewed by David Colling, Universite/ Catholique de Louvain
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[Les auteurs et les titres sont e/nume/re/s a\ la fin du compte rendu.]

"L'argent est le nerf de la guerre !" Cice/ron (Philippiques, V, 3),
Tacite (Histoires, II, 84, 1), Quinte-Curce (Histoire d'Alexandre le
Grand, IV, 6), Plutarque (Vies d'Agis et Cle/ome\ne, LVI) ou Dioge\ne
Lae+rte (Vies et sentences des philosophes illustres, IV, 7, 48), les
e/crivains de l'Antiquite/ ont relaye/ largement une ide/e qui semblait
relever du lieu commun. Les auteurs poste/rieurs ont, par ailleurs,
confirme/ l'intemporalite/ de cette sentence. Certains comme Franc,ois
Rabelais dans son Gargantua ou Jean le Rond d'Alembert dans sa Lettre
au roi de Prusse du 11 octobre 1782, l'ont repris a\ leur compte.
D'autres, comme Machiavel, l'ont re/cuse/e, arguant que c'e/tait
essentiellement la qualite/ des troupes qui de/terminait l'issue d'une
bataille. Il va de soit que de l'argent et des troupes de/pendent les
actions militaires ; les strate\ges et dirigeants actuels ne le
nieraient sans doute pas non plus. Ainsi, il nous parai^t utile de
souligner l'importance du pre/sent ouvrage consacre/ aux cou^ts et aux
financements de la guerre durant l'Antiquite/ et les sie\cles suivants.

Le titre de la publication est d'ailleurs trompeur dans la mesure ou\
il laisse entendre que les contributions ne portent que sur une seule
pe/riode. Or, le champ d'investigation s'ave\re bien plus large. En
fait, l'ouvrage re/unit les interventions des participants aux
journe/es d'e/tudes ayant eu lieu a\ l'Universite/ de Mannheim du 16 au
18 fe/vrier 2006, autour du the\me : Kriegskosten und
Kriegsfinanzierung von der Antike bis zur Neuzeit. Ainsi, si de
nombreuses pages concernent des questions grecques, plusieurs
contributions abordent des cas romains, et la re/flexion est pousse/e
jusqu'aux me/canismes de financement des guerres au XVIIIe sie\cle.
D'aucuns y verront probablement une dispersion des efforts sur des
the/matiques, des pe/riodes et des re/alite/s fort diffe/rentes.
D'autres examineront avec inte/re^t l'approche diachronique du rapport
entre les mondes e/conomique et militaire.

Comme le pre/cisent Friedrich Burrer et Holger Mueller dans
l'introduction ge/ne/rale, l'ouvrage tente de re/pondre a\ plusieurs
questions essentielles. Quelle e/tait l'importance des cou^ts directs
de la guerre ? Quels groupes sociaux devaient supporter ces cou^ts et
a\ qui profitaient-ils ? Avec quels moyens la guerre e/tait-elle
finance/e ? Quels e/taient les cou^ts relatifs aux conse/quences de la
guerre comme, par exemple, les cou^ts de la reconstruction ? Quels
avantages e/conomiques, directs ou indirects apportait la guerre ? Pour
re/pondre a\ ces questions, les articles de cet ouvrage sont articule/s
autour des quatre grandes the/matiques des journe/es d'e/tudes de
Mannheim. La premie\re concerne les questions relatives aux cou^ts de
la guerre, avec toutes les difficulte/s qu'engendre l'e/parpillement
des sources e/crites antiques en la matie\re. La deuxie\me s'inte/resse
a\ la nature de ces cou^ts, avec une attention particulie\re porte/e
aux de/penses engendre/es par les guerres maritimes. La troisie\me
consiste a\ comparer des cas d'espe\ces de manie\re diachronique,
depuis l'Antiquite/ jusqu'aux Temps Modernes. La quatrie\me et
dernie\re the/matique s'inte/resse, quant a\ elle, a\ la nature des
financements.

Klaus Meister propose en premier lieu un e/tat de la question sur la
situation financie\re d'Athe\nes au de/but de la guerre du
Pe/loponne\se. Les connaissances a\ ce propos reposent essentiellement,
il est vrai, sur les renseignements fournis par Thucydide. C'est ainsi
que K. Meister, a\ partir de plusieurs extraits traduits, pre/sente les
ressources dont Athe\nes disposait et combien elles de/passaient celles
de Sparte ; ces richesses ne se limitaient pas aux avoirs militaires et
financiers de la cite/, mais comprenaient e/galement les revenus
annuels verse/s par les cite/s allie/es. Rebondissant sur ces
informations, Juergen Malitz propose un article portant sur le prix de
la guerre et sur les finances d'Athe\nes selon Thucydide. Ces deux
contributions ne se limitent fort heureusement pas a\ une simple
lecture des extraits choisis, mais elles tentent d'apporter un regard
critique sur le te/moignage de Thucydide, dans lequel les chiffres
eux-me^mes doivent e^tre appre/hende/s avec la plus grande prudence.

La communication de Vincent Gabrielsen sur les cou^ts de la flotte
athe/nienne a\ l'e/poque classique constitue une re/flexion des plus
inte/ressantes. Pour ce faire, l'auteur recense deux grandes
cate/gories de cou^ts qui doivent e^tre pris en compte. Tout d'abord,
le prix de la flotte en tant que telle, c'est-a\-dire les de/penses
relatives a\ la construction des bateaux et a\ leur e/quipement.
Ensuite les cou^ts d'exploitation des navires ; rameurs, matelots et
soldats devaient e^tre paye/s et les bateaux devaient e^tre entretenus.
Sur la base de sources litte/raires et e/pigraphiques, l'auteur tente
de rassembler toutes les informations permettant d'affiner la
reconstitution de ces budgets, en essayant de tenir compte des
e/volutions ine/vitable entre le de/but du Ve sie\cle et la fin du IVe
sie\cle.

Les soldes et compensations financie\res attribue/es aux militaires
grecs aux e/poques classique et helle/nistique font l'objet de
l'article de Friedrich Burrer. Le proble\me de cette question, comme le
souligne l'auteur, est que contrairement a\ ce que nous pouvons
observer pour l'e/poque de l'Empire romain, la Gre\ce classique et
helle/nistique n'a laisse/ que tre\s peu de sources relatives au
paiement des soldats. En outre, comme le rappelle Fr. Burrer, la
qualite/ de soldat ne se de/finit pas force/ment par rapport a\ la
solde. En effet, la compensation financie\re pour les milices de
citoyens n'apparai^t que relativement tard dans l'Antiquite/, et la
situation de la fin du Bas-Empire romain ne peut, en aucun cas, e^tre
compare/e aux re/alite/s helle/nistiques. Les quelques sources
litte/raires et e/pigraphiques connues permettent toutefois a\ l'auteur
de dresser un tableau reprenant, pour chaque document pertinent retenu,
la date a\ laquelle il renvoie, l'origine des soldats qui
be/ne/ficiaient d'une solde, ainsi que la quantite/ de nume/raire
qu'ils percevaient.

Holger Mueller s'inte/resse ensuite aux repre/sentations diplomatiques
dans le contexte des conflits arme/s de l'Antiquite/. En effet, depuis
que les sources parlent et jusqu'aujourd'hui, les cite/s ont toujours
use/ des services de repre/sentants, de le/gats, de ne/gociateurs,
d'ambassadeurs ou autres diplomates, non seulement pour repre/senter
les inte/re^ts de la cite/, mais e/galement pour ne/gocier avec les
re/gions voisines. Or, l'envoi ou la re/ception de repre/sentations
diplomatiques pouvaient cou^ter beaucoup d'argent. C'est ce que
s'emploie a\ expliquer l'auteur, notamment sur base du te/moignage de
Tite-Live.

Kai Brodersen s'attarde sur un passage de l'Oikonomika du
Pseudo-Aristote traitant des e/conomies des poleis. C'est plus
particulie\rement le deuxie\me livre qui retient l'attention de
l'auteur. Il y e/tudie 77 exemples pratiques d'organisation financie\re
des poleis ; la plupart des exemples concernent e/videmment le IVe
sie\cle. Hans van Wees s'attarde ensuite sur une cite/ particulie\re.
La conduite et le financement des guerres maritimes de l'Ere/trie
archai+que constituent le coeur des recherches de l'auteur. Ces
dernie\res furent entreprises sur base de deux fragments de marbre,
datant de 525 av. J.-C., comportant toutes deux des inscriptions.

Le/opold Migeotte aborde la question du financement de la guerre et de
la de/fense dans les cite/s helle/nistiques. L'auteur rappelle qu'en
matie\re de financement militaire, les ressources sont essentiellement
affecte/es a\ deux postes principaux : d'une part la de/fense
permanente de la cite/ envers des ennemis isole/s et non clairement
identifie/s, comme les pirates, d'autre part les guerres mene/es au
niveau de l'e/tat contre une autre puissance militaire. Il convient de
constater que les sources antiques rapportent essentiellement les
re/cits portant sur les grands conflits intere/tatiques, ne/gligeant ou
omettant souvent de mentionner les questions relatives a\ la protection
permanente de la cite/. Il est donc e/vident que me^me en temps de
paix, certaines de/penses militaires sont ine/vitables afin de mieux
pre/parer la guerre, comme l'exprime l'adage latin si vis pacem, para
bellum ; c'est le cas de la construction de murailles et de forts, de
la fabrication d'armes, de navires ou de machines de guerre. Il faut
donc conside/rer qu'en cas de guerre, ces de/penses militaires de base
en rencontrent d'autres comme, par exemple, le paiement des soldats.

La numismatique peut e/galement re/ve/ler bien des choses sur le
financement de la guerre. C'est dans cette optique que Wolfgang
Szaivert a analyse/ ce type de sources. En effet, que ce soit au niveau
des pre/paratifs de la guerre, de son de/roulement ou de sa conclusion,
ceux qui la me\nent doivent toujours disposer de nume/raire. La
difficulte/, pour le numismate, est de de/finir dans quelle mesure
certaines monnaies ont e/te/ e/mises dans le but spe/cifique de
contribuer au financement de la guerre. Pour tenter de repe/rer ces
monnaies, l'auteur dresse une se/rie de crite\res a\ e/tudier comme,
par exemple, les le/gendes militaires ou la typologie de la monnaie. Le
cas du denier romain est longuement e/tudie/. Toujours en matie\re de
numismatique, Olivier Picard enchai^ne sur l'e/tude de la te/tradrachme
de Thasos et son utilisation durant les guerres balkaniques du Ier
sie\cle avant J.-C. L'inte/re^t de l'e/tude de la diffusion de cette
monnaie est qu'elle permet d'appre/hender la guerre que le pre/fet de
Mace/doine mena contre les Thraces, e/pisode de l'histoire pour lequel
les sources ne sont justement pas le/gion.

Effectuant un large bond dans le temps, Uwe Tresp s'inte/resse a\ la
manie\re dont les princes allemands du XVe sie\cle financ,aient la
conduite de leurs guerres. Le contexte est ici quelque peu diffe/rent
des re/alite/s antiques, ne serait-ce que dans la constitution me^me
des troupes. Selon l'auteur, le recours toujours plus important a\ des
mercenaires et le ro^le toujours plus important joue/ par l'attrait de
l'argent par les bellige/rants aurait sensiblement modifie/ la
physionomie de la guerre, qui aurait mis en pre/sence des arme/es
toujours plus importantes, des sommes toujours plus conside/rables et
des dure/es de conflits toujours plus longues. Il faut toutefois rester
attentifs aux points de comparaisons envisage/s, et ne pas oublier les
re/alite/s antiques dont les sources ont e/galement livre/ des
te/moignages de guerres mettant en pre/sence de grandes quantite/s
d'hommes et d'argent, combattant dans des campagnes de longue dure/e.
Le proble\me est que l'auteur envisage essentiellement une comparaison
entre le de/but et la fin du Moyen A^ge, alors que l'ouvrage ne
pre/sente pre/cise/ment pas d'articles relatifs a\ la situation au
de/but du Moyen A^ge. A\ la lecture de cet article, le lecteur ne devra
donc pas perdre de vue que l'auteur envisage ici des comparaisons
strictement internes a\ l'e/poque me/die/vale et non pas avec
l'Antiquite/. Dans le sillage de cette communication, Niklot
Kluessendorf continue quelque peu le voyage dans le temps pour arriver
au XVIIIe sie\cle, en abordant les me/canismes du financement de la
guerre durant l'e/poque moderne. Ceux-ci reposent sur trois piliers :
l'utilisation des biens de l'exe/cutif de la guerre, c'est-a\-dire du
Tre/sor, l'obtention de fonds par le biais de la fiscalite/ en ce
compris les pre/le\vements sur les populations conquises, et enfin
l'emprunt.

Reinhard Wolters dresse, dans son article sur le triomphe et le butin
durant la re/publique romaine, le portrait d'une des pratiques
symbolisant la victoire les plus marque/es dans les imaginaires
collectifs. En effet, combien de films hollywoodiens, combien
d'ouvrages de toutes natures n'ont pas mis un point d'honneur a\
pre/senter, dans toute sa splendeur, cet exercice de de/monstration de
force qu'est la pre/sentation en de/file/ du butin obtenu, a\
l'occasion des ce/re/monies de triomphe ? Essentiellement sur base des
te/moignages de Tite-Live, l'auteur tente de recadrer au mieux
l'importance re/elle du butin, non seulement d'un point de vue
symbolique, mais surtout dans le contexte des recettes ge/ne/rales de
l'E/tat.

A\ l'issue d'une guerre, l'intemporelle notion de re/paration des
dommages est connue de tous, aussi bien des vainqueurs que des vaincus.
Burkhard Meissner a choisi de l'aborder plus particulie\rement dans la
Gre\ce classique et helle/nistique, dans le monde romain du de/but de
l'e/poque helle/nistique ainsi que dans le monde romain du IIIe sie\cle
av. J.-C. Pour accentuer encore l'approche diachronique, l'auteur
choisi de prendre comme point de comparaison la situation impose/e a\
l'Allemagne au sortir de la premie\re guerre mondiale, avec le Traite/
de Versailles. L'article suivant de Peter Kehne, vient comple/ter le
sujet en abordant la question des re/parations a\ l'e/poque de la Rome
re/publicaine. L'auteur se pose plus spe/cifiquement la question de
savoir si Rome imposait re/ellement un tribut a\ ses vaincus en guise
de de/dommagements de guerre, ou si d'autres crite\res entraient en
ligne de compte. Pour P. Kehne, les chiffres des tributs refle\tent
moins les cou^ts engendre/s par la guerre pour Rome, que la sante/ et
la vigueur e/conomique du vaincu. Enfin, pour clo^turer la liste des
communications, Jutta Nowosadtko porte un regard sur les poids
qu'engendraient l'entretien et l'administration des occupations
militaires pour les populations civiles locales, aux XVIIe et XVIII
sie\cles.

Il convient de mettre l'accent sur l'abondance, pour chaque
communication, de re/fe/rences et de notes, ce qui n'est pas toujours
le cas dans les publications d'actes de colloque. En outre, un
important index, commun a\ tous les articles, est disponible en fin de
volume. Force est e/galement de constater que bon nombre d'articles
concernent plus spe/cifiquement le ro^le et le cou^t de la flotte dans
l'Antiquite/. Pour mieux se rendre compte de ce que pouvait
repre/senter la constitution de ces flottes, il nous a semble/
inte/ressant d'e/tablir un lien supple/mentaire avec le Museum fuer
Antike Schiffahrt, situe/ a\ Mayence.[[1]] Il pre/sente, de manie\re
tre\s savante et tre\s pe/dagogique, des reconstitutions de navires de
la flotte de Germanie a\ l'e/poque romaine impe/riale. Ces
reconstitutions grandeur nature, peuvent e/galement contribuer a\
comprendre les cou^ts engendre/s par les flottes de la Rome impe/riale,
ce qui va totalement dans le sens de l'esprit original du colloque de
Mannheim.

Table des matie\res :

Pre/face, p. 7
Introduction, p. 9-18.
MEISTER Klaus, Die finanzielle Ausgangssituation Athens zu Beginn des
Peloponnesischen Krieges, p. 19-27.
MALITZ Juergen, Der Preis des Krieges. Thukydides und die Finanzen
Athens, p. 28-45.
GABRIELSEN Vincent, Die Kosten der athenischen Flotte in klassischer
Zeit, p. 46-73.
BURRER Friedrich, Sold und Verpflegungsgeld in klassischer und
hellenistischer Zeit, p. 74-90.
MUeLLER Holger, Gesandtschaftsgeschenke im Kontext kriegerischer
Auseinandersetzungen im Altertum, p. 91-105.
BRODERSEN Kai, Nuetzliche Forschung: Ps-Aristoteles' Oikonomika II und
die Haushalte griechischer Poleis, p. 106-127.
VAN WEES Hans, "Diejenigen, die segeln, sollen Sold erhalten".
Seekriegfuehrung und -finanzierung im archaischen Eretria, p. 128-150.
MIGEOTTE Le/opold, Kriegs- und Verteidigungsfinanzierung in den
hellenistischen Staedten , p. 151-160.
SZAIVERT Wolfgang, Kriegskosten -- eine Spurensuche in der antiken
Numismatik, p. 161-174.
PICARD Olivier, Thasische Tetradrachmen und die Balkankriege im ersten
Jahrhundert v. Chr., p. 175-192.
TRESP Uwe, Kostenbewusstsein im Krieg? Zur Verwaltung und Finanzierung
der Kriegfuehrung deutscher Fuersten im 15. Jahrhundert, p. 193-209.
KLUeSSENDORF Niklot, "Kleine" Mechanismen der Kriegsfinanzierung in der
fruehen Neuzeit, besonders im 18. Jahrhundert, p. 210-227.
WOLTERS Reinhard, Triumph und Beute in der roemischen Republik, p.
228-245.
MEISSNER Burkhard, Reparationen in der klassischen griechischen Welt
und in hellenistischer Zeit, p. 246-259.
KEHNE Peter, Im republikanischen Staats- und Kriegsvertraegen
festgesetzte Kontributionen und Sachleistungen an den roemischen Staat:
Kriegsaufwandskosten, Logistikbeitraege, Kriegsentschaedigungen,
Tribute oder Strafen?, p. 260-280.
NOWOSADTKO Jutta, Realeinquartierung als buergerliche und baeuerliche
Last. Unterhalt und Verwaltung von Militaerbesatzungen im 17. und 18.
Jahrhundert, p. 281-288.
Index des noms, p. 289-295.
Index des objets, p. 296-306.
Index des termes grecs, p. 307.
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Notes:


1.   PFERDEHIRT Barbara, Das Museum fuer Antike Schiffahrt. Ein
Forschungsbereich des Roemisch-Germanischen Zentralmuseums I, Mainz,
1995.