Re: quel perspective pour l'open source et IA ?

Sébastien Dinot <[email protected]> Fri, 15 May 2026 17:29:48 +0200
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Message-ID <[email protected]>
Le 2026-05-15 13:09, Jean-Christophe a écrit :
> je serai curieux d'en connaitre plus sur ces outil...

Ce sont deux solutions l'IAaaS, sans surprise, propriétaires :
* DeepL : https://www.deepl.com/fr
* LanguageTool : https://languagetool.org/fr

LanguageTool est intégrable, via des extensions, à Firefox, Thunderbird 
et LibreOffice. Autant cette intégration fonctionne à merveille avec 
Firefox et Thunderbird, autant elle ralentit sensiblement LibreOffice 
(surtout au démarrage). D'aucuns disent même que l'extension 
LanguageTool rend LibreOffice inutilisable.

Lorsqu'on souscrit un abonnement payant, outre l'accès à des quotas et 
des fonctions largement augmentés, on obtient l'engagement des éditeurs 
de ces services à ne pas utiliser nos textes pour entrainer leurs outils 
et à les détruire sitôt traités. Vous me direz que les promesses 
engagent seulement ceux qui les croient, mais il faut bien croire 
raisonnablement nos contemporains. Sans cela, c'est la paranoïa aigüe 
qui nous guette. Ceci étant, pour éviter toute fuite d'information 
sensible, je désactive LanguageTool sur les documents et mails 
confidentiels, et je n'utilise pas DeepL dans ce cas.

DeepL me semble être un traducteur plutôt fiable, même s'il fait des 
contresens (rarement) et commet systématiquement quelques erreurs 
(« droits patrimoniaux » traduit par « economic rights » (traduction 
littérale) au lieu de copyright, le spectre du copyright le rendant plus 
proche des droits patrimoniaux que du droit d'auteur).

Quant à LanguageTool, s'il détecte la plupart de mes fautes 
d'inattention et s'il suggère des améliorations de style pertinentes (je 
ne sais pas => j'ignore), je suis loin d'accepter toutes ses suggestions 
pour trois raisons :

1. Même s'il me semble qu'il s'améliore au fil du temps, il peine 
toujours à analyser correctement les phrases complexes, notamment au 
niveau des groupes nominaux. Il se trompe de temps à autre sur le nom 
commun sur lequel l'adjectif doit être accordé.

2. Il a tendance à niveler le langage par le bas ou, plus exactement, 
par la moyenne, même lorsqu'on lui demande d'utiliser un registre 
châtié.

3. Il ignore l'orthographe rectifiée de 1990, que je privilégie depuis 
des années, et me suggère toujours d'ajouter un accent circonflexe sur 
le « i » de maitre et le « u » de gout (ah tiens, pas cette fois-ci, 
l'aurait-il enfin intégrée ?).

Bref, comme toutes les IA, ces outils sont des alliés précieux à 
condition de prendre le temps de contrôler leur production et d'être 
critique à son égard (ce qui implique d'utiliser ces outils uniquement 
lorsqu'on connait un minimum le domaine traité, condition qui fait 
piaffer de mépris la plupart de mes contemporains).

Sébastien