RFC 6014: Cryptographic Algorithm Identifier Allocation for DNSSEC

Stephane Bortzmeyer <[email protected]>
Newsgroups gmane.network.dns.french
Message-ID <[email protected]>
http://www.bortzmeyer.org/6014.html

----------------------------

Auteur(s) du RFC: P. Hoffman (VPN Consortium)

Chemin des normes

----------------------------


L'allocation d'un nouveau numéro pour un algorithme cryptographique 
dans DNSSEC exigeait auparavant un RFC sur le chemin des normes. 
Désormais, n'importe quel RFC conviendra, ce qui est une libéralisation 
bienvenue.

Ces numéros sont attribués par l'IANA, stockés dans un registre public 
(http://www.iana.org/assignments/dns-sec-alg-numbers/dns-sec-alg-numbers
.xhtml) et permettent, lorsqu'on récupérer un enregistrement DNSSEC, de 
savoir comment l'interpréter. Ainsi, le TLD .pm est signé avec 
l'algorithme de numéro 8, soit RSA/SHA-256 :

% dig +dnssec ANY pm.
...
pm.  172800 IN RRSIG SOA 8 1 172800 20100818151448 20100719141448 14659 pm. oepDlhY...

L'espace de nommage de ces codes ne fait qu'un seul octet, soit 256
possibilités seulement. Ce point a fait l'objet d'inquiétudes au
moment de la libéralisation de l'allocation.

La norme DNSSEC, le RFC 4034 (section 7), reprenant des normes 
antérieures, impose un « "IETF standards action" » pour enregistrer un 
nouveau code, sauf pour 253 et 254, qui sont utiisables pour de 
expérimentations sans formalité. Une « "IETF standards action" », comme 
nous l'apprend le RFC 5226, est la publication d'un RFC situés sur le 
chemin des normes. C'est donc une opération plutôt lourde (mais 
possible : GOST a eu le numéro 12 ainsi, grâce au RFC 5933).

La section 2 du RFC explique le pourquoi de la libéralisation :
* Certains algorithmes méritants peuvent avoir du mal à passer sur le 
chemin des normes, par exemple par suite de craintes sur les brevets 
qui les plombent, ou simplement parce qu'il n'ont pas encore été 
scrutés avec suffisamment d'attention. (Voir aussi la section 5 pour 
une discussion sur la sécurité des algorithmes et leur normalisation.)
* Les demandes sont peu fréquentes (on n'invente pas un nouvel 
algorithme de cryptographie tous les jours !) et il y a donc peu de 
chances de voir les huits bits de l'espace occupés immédiatement.
Pour être complètement en sécurité, notre RFC demande à l'IETF de 
réévaluer les critères d'allocation lorsque 120 entrées du registre 
auront été allouées (en juillet 2010, on en a 11...). C'est pour cela 
que la plage 123-251 du registre est marquée comme réservée. Et les 
codes 253 et 254 restent disponibles pour les expérimentations.

Quelles sont les conséquences pour les mises en &#339;uvre de DNSSEC 
(section 3) ? D'abord, il faut bien voir qu'un programme qui fait du 
DNSSEC n'a jamais été obligé d'implémenter *tous* les algorithmes du 
registre. Ceci ne change pas. Il y aura donc toujours des algorithmes 
qui ne seront pas universellement mis en &#339;uvre. Les seuls algorithmes 
qui sont garantis sont ceux indiqués comme obligatoires dans le RFC 
4034 (annexe A.1) ou son successeur. Actuellement, il n'y a que 
RSA/SHA-1.

Enfin, notons que le RFC précise que l'ordre des algorithmes dans le 
registre n'implique rien sur leur force cryptographique respective, ou 
leur sécurité...

Comme notre RFC ne fait que changer une règle d'allocation dans un 
registre IANA, toute sa partie normative se concentre dans la section 
4, « "IANA considerations" ». En un mot, un RFC de n'importe quel 
statut suffit désormais pour demander un code dans le registre 
(http://www.iana.org/assignments/dns-sec-alg-numbers/dns-sec-alg-numbers
.xhtml).
lmpx.com only provides a reader for public news (NNTP) servers. It is not affiliated with the servers or forums shown here and is not responsible for the content of articles, which is written by their respective authors.