Re: histoires de mairies, d'IEN et d'IA
Didier Michon <[email protected]>
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Jean-Claude Guittot a écrit : > > C'est génial pour vous! Dans le cas contraire, tous les problèmes > auraient étés la conséquence des machines de récupération. > Raisonnez en gestionnaire. (...) Voui, --- Je le reconnais. Tout n'est pas aussi sombre que je peux le penser et le dire. A dire vrai c'est bien ce que je m'étais dis dans un premier temps. Pour mes collègues, tout cela a déjà été accueilli comme un soulagement puisqu'au moins nos établissements seront doté sans devoir attendre que les administrations municipales se délestent de leur matériel en nous donnant le sentiment d'être les laissés pour compte de la commune. J'ai aussi révisé ma position en découvrant pas plus tard qu'hier soir, qu'une de mes machines dédiée en console Xfree de ma classe ne tournait pas rondement, non pas suite à un problème de configuration logicielle, mais sournoisement parce que les 2 cartes réseau que j'avais installée successivement étaient grillées mais pas assez pour ne pas être totalement vues par un ping qui répondait présent une fois sur cinq (doublé d'un des câbles HS lui aussi qui bien que neuf). Ãvidemment, dès que ça fonctionner c'est un grand ouf déculpabilisant . Mais combien d'heures inutiles pendu à une seule machine et pour si peu de rendement. Cependant, comme je l'ai indiqué plus loin, j'avais connu une situation comparable dans laquelle il n'avait pas été possible d'organiser nos enseignement non pas différemment, mais autrement que ce qu'un collègue ressource, responsable de (l'in-) formation informatique édictait dans la commune aux classes de la circonscription pour soit disant faire avancer les choses. Donc ce n'est pas la bonne volonté ni de notre RIEN ni de la mairie qu'il faut mettre en doute, mais leur méprise par rapport à l'outil qui les fait dériver jusqu à se comporter comme des directeurs de conscience, là où ma foi, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de régir. Ma colère fut plus liée à ma déconfiture de voir aujourd'hui encore, des personnes responsable se préoccuper d'étendre leurs parapluies, prenant le risque de fixer l'attention de leurs personnels mal informés sur de la matière inconsistante liée aux apparences extérieures du matériel ou des applications propriétaires . Et hop, une fois de plus nous sommes retombés lourdement dans la perspective d'un "il n'y a pas d'word etc..." au lieu de tendre la perche sur la réflexion de l'organisation des réseaux d'information. Vous comprendrez chers amis les raisons pour lesquelles, mes collègues instits (il en reste) et Profs-des-z-écoles, craignant à tout moment la descente d'un "responsable", matant les machines ou les pratiques pédagogiques sous tendues dans nos paroles d'initiés, sortent timidement leur museaux de la tanière et peuvent se laisser aussi facilement gruger par les réclames des lobbies informatiques . Du coup les retombées se font directement sur le berceau de la dernière génération d'écoliers, futurs collégiens consommateurs. Actuellement l'essoufflement que nous constatons dans le primaire et qui fait suite à l'engouement d'il y a dix ans pour la toile, est sans doute lié au fait que les sites des classes sont tributaires de ces pratiques. Par exemple, les pages d'élèves sont soit lourdement retouchées par les adultes qui s'appuient sur des trames commerciales inaccessibles aux élèves, soit ces pages ne sont pas autre choses qu'un amoncellement de lignes où s'étale la litanie des récits d'enfants, inaccessible par la quantité ou rendues imbuvable de fait pour des lecteurs d'autres classes. On juge donc à la quantité de l'écrit, à la satisfaction des adultes, mais pas à la qualité ou au confort du lecteur ou de l'internaute en herbe à l'autre bout de la chaîne de transmission de l'information et de communication. Je retiens (mais je le cite mal) une belle phrase de claude Hagège dans son bouquin "L'homme de parole" : Un "moi" dit "Tu" à un autre "moi" qui à son tour répond "Tu" à ce premier moi. Or j'entends de moins en moins sur l'internet ce retour, cette interaction de la part de nos classes élémentaires. Ceci signifierait-il que les élèves ne s'écoutent plus parler sans intervention directe de médiateur ou d'officiant qui est obligé de digérer et de traduire la parole d'autrui ? Je crains à tout moment l'autisme public comme il y en eu autrefois de masse au temps des grande crises sociales. Au fait, les blogs des collégiens détournent ils les instruments fonctionnels de nos économies d'adultes ? Seront-ils voués au mutisme dès les prochaines ruades de certains régisseurs ? > (...) Courage Didier, "A vaincre sans péril ,on triomphe sans gloire". > J'aime bien aussi " Heureux ceux qui n'attendent rien car il n'auront > pas plus". > Jean Claude Guittot J'sais bien ... On n'attrappe pas les mouche avec du vinaigre ;-) Je vous remercie pour vos réponses car elles modèlent (façonnent ) l'esprit et le caractère de nos install-classes ainsi que la volonté d'avancer de manière plus abouti que les préoccupations finales d'un esthétisme tape à l'oeil ou de la fonctionnalité réductrice de certains desiners ou publicistes, pour lesquels l'autosatisfaction ou la popularité d'un produit demeure synonyme de grande consommation et de boursicotage. Le dynamisme n'est pas incompatible avec l'intelligence et la finesse de l'esprit lorsqu'elles sont doublées de la recherche d'humanisme et de la capacité d'intégrer la diversité voire du droit à la différence. Sincèrement à tous Didier Michon