Re: Architectures distribuées et GP L
Olivier Lenoir <[email protected]> Thu, 26 May 2005 08:44:37 +0200
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Excellente réponse, subtile à souhait, il resterait à convaincre les magistrats en car de litige... Cependant le raisonnement suivi repose sur l'idée d'une propriété intellectuelle sur les traitements appliqués : ne faut-il pas réfléchir aux conséquences de cette position ? Cordialement OHL Jean-Marie Gouarné a écrit : > Le jeudi 26 Mai 2005 17:56, Robert Viseur a écrit : > >>Bonjour, >> >>On m'a récemment interrogé sur l'impact de la GPL (ou de la LGPL) dans le >>cadre d'architecture distribuée. >> >>J'ai essayé de réfléchir sur un système J2EE (je ne suis pas spécialiste de >>ce système, ce qui handicape ma réflexion). >> >>Imaginons donc un serveur d'application J2EE sous licence GPL. Ou s'arrête >>l'effet copyleft dans ce cas ? >> >>J'ai notamment réfléchi sur base du schéma présenté ici : >>http://wwww.commentcamarche.net/j2ee/j2ee-intro.php3 >> >>Sachant que les EJB utilisés font partie du serveur d'application, y a-t-il >>propagation de la licence du serveur d'application vers les EJB ? >> >>Doit-on considéré que le serveur d'application étant un environnement >>d'exécution (comme un OS), il n'y a pas plus de propagation que pour Linux >>(GPL) vis-à-vis des logiciels (libres ou propriétaires) tournant dessus ? >> >>Par contre, y aurait-il propagation d'un EJB à un autre (si l'on souhaitait >>mélanger des EJB sous différentes licences) ? Pourquoi ? >> >>Dans un autre cadre : Que prévoient les évolutions de la GPL pour des >>applications communiquant par SOAP ou REST par exemple ? Pourrait-on >>considérer que deux applications échangeant par SOAP ne font qu'une et >>qu'il y a donc une propagation de la GPL aux deux applications (un peu >>comme l'on pourrait étendre la notion de distribution à l'ASP comme pour la >>licence Afero pour refléter l'évolution des usages en informatique) ? >> > > > Pour moi, il ne devrait pas y avoir propagation. En effet, dans un système > distribué à couplage lâche, tel que J2EE et fortiori SOAP, les différents > composants logiciels communiquent et inter-agissent par échange de messages à > travers un middleware. Chaque composant publie son interface (sous une forme > parfois appelée "contrat") et masque son implémentation. Chaque élément d'une > telle architecture peut donc être considéré comme un programme exécutable, ou > un groupe de programmes exécutables, autonome. L'utilisation d'un composant > (EJB ou service web) par un autre n'entraîne aucune inclusion de code. > > Un serveur d'application peut en effet être considéré comme une plate-forme > d'exécution, au même titre qu'un système d'exploitation. Un EJB fonctionnant > dans l'environnement d'un serveur d'application n'en fait pas partie. On peut > parfaitement développer un EJB (propriétaire ou libre) et l'installer dans un > serveur d'application. L'EJB est un programme d'application dont le regime de > licence est indépendant de celui du serveur d'application. Sauf si l'EJB > lui-même a été développé en incluant du code fourni avec le serveur > d'application (à éviter autant que possible). > > L'existence d'une dépendance fonctionnelle entre deux composants logiciels > dont aucun n'est une oeuvre dérivée de l'autre ne devrait entraîner aucune > dépendance de licence. > -- LENOIR Olivier http://www.remotesignature.com +33(0)688965603