Re: Eviter la dépendance et la taxe Microsoft

Daniel Cordey via gull <gull-04vmY7CpswVinyhjFObuvR+/[email protected]> Sun, 8 Mar 2026 11:33:33 +0100
Newsgroups gmane.org.user-groups.gull.general
Message-ID <[email protected]>
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On 3/7/26 13:28, Pascal le.pascal.damien DAMIEN wrote:
>
> Quand je vois la x ème distribution nouvelle qui offrent la même chose 
> que les autres je comprends mieux pourquoi Linux reste en retrait.

Même sans modifier les différents interfaces graphiques disponibles, je 
n'ai jamais rencontré d'utilisateurs ayant eu des difficultés 
d'adaptation. Certains ne s'étaient d'ailleurs pas rendu compte qu'ils 
travaillaient sous Linux et pensaient être sous W* :-). L'OS n'a que peu 
d'effet sur l'utilisation que les utilisateurs font de leurs PC. Les 
seules différences notoires sont les mises à jour intempestives de W* et 
les pertes de connexion réseau fréquentes. Les utilisateurs se plaignent 
de ces problèmes fréquents, mais se fiche de savoir s'il s'agit de l'OS 
X ou Y; ils veulent simplement pouvoir faire leur travail. Le passage 
sous Linux offre un gigantesque bol d'air frais aux administrateurs du 
parc, en n'ayant pas à répondre aux multiples appels des utilisateurs 
qui n'arrivent pas à imprimer, lire leurs mails, accéder à certains 
sites, etc.


> Si on se mettaient autour de la table pour construire ensemble une 
> distribution bien traduite,  une solution simple mais efficace pour 
> géré un parc de pc et proposé des machines à prix décent qui offrent 
> reconnaissance faciale et empreinte, on pourrait attiré les pme.
>
Le problème n'est pas dans l'OS, mais dans les applications ! J'ai 
travaillé dans une entreprise de plusieurs milliers d'employés (et 20 
usines de production de produits chimiques dans le monde), et, lors de 
la planification du passage à W* 10, l'un de plus gros obstacle fut de 
s'assurer que quelques milliers d'applications étaient compatible avec 
W* 10 ! C'est là qu'est le véritable problème. Certaines applications 
peuvent tourner sous W* ou sous Linux, mais certaines sont confinées à 
W*. Qui plus est, dans le domaine industriel, certaines applications en 
sont encore à W* XP ! Ce qui fait que l'on doit alors gérer un patchwork 
de versions de W*... auquel il faut rajouter la gestion des clefs 
d'activation, des anti-virus, etc. C'est donc bien plus un problème 
d'administrateurs et pas un problème d'utilisateur.

Maintenant, qui va supporter la PME ? C'est aussi là qu'est la 
difficulté... la grande majorité des sociétés de services informatique 
n'ont aucunes compétences autres que W* et ne vont donc pas se lancer 
dans le support et la promotion de Linux. De plus, la probabilité de 
problèmes sous W* perpétue le besoin, et donc la facturation, d'un 
service réactif et très présent... Le volume de travail est ainsi 
assuré. Couplé à cela, l'utilisation de logiciels de gestion à distance, 
facturé plein pot au client, avec une marge intéressante pour les 
sociétés de service. C'est donc tout un écosystème qu'il est difficile 
de changer. Les sociétés de services font le calcul et vont forcément 
promouvoir la solution qui leur assure du travail en permanence et donc 
le meilleur revenu.

Néanmoins, dans les grandes entreprises/organisations, certaines ont 
développé des compétences sous Linux et ont des équipes qui peuvent 
assurer la gestion du parc de serveurs avec succès. Le poste de travail 
individuel étant, par contre, avant tout lié à l'utilisation de 
logiciels souvent très spécifiques. Par exemple, dans le domaine 
comptable et de gestion, les logiciels doivent généralement être 
certifiés par un organisme officiel... Et là, on touche à 
l'administration étatique, qui n'est pas connue pour être très réactive. 
Mais il faut aussi admettre que les obligations légales, de plus en plus 
nombreuses, ne facilite pas la tâche de ceux qui doivent certifier les 
logiciels ; on peut donc comprendre qu'il existe une certaine réticence 
à certifier plusieurs solutions pour un même problème. De plus, la 
tendance est à l'utilisation de logiciels "certifiés" ISO/NIST/IEC, 
facilitant ainsi le travail des sociétés d'audit. Pour les entreprises 
d'une certaine taille, le côté légal et réglementaire est devenu 
essentiel et les contraintes poussent l'ensemble de ce monde vers une 
standardisation des outils de gestion de l'ensemble de l'entreprise, 
poussant à une uniformisation, dans laquelle le monde Linux/FOSS n'a pas 
beaucoup de solutions intégrées et certifiées... monde dans lequel M* 
propose un certain nombre de solutions, avec un grand nombre d'acteurs 
du domaine de l'audit et des sociétés de service. Cela ne veut pas dire 
que ces solutions sont les meilleurs du marché ou à la pointe de la 
technologie, mais leur mérite est qu'elles ne sont pas remises en 
question par les autorités ; car certifiées.

On voit que la décision de l'utilisation d'un OS ou d'un autre, a des 
implications qui se complexifient avec l'augmentation de la taille de 
l'entreprise. Il est donc plus question de volonté de la direction et de 
sa stratégie, que de la volonté des utilisateurs, qui souvent ne voient 
même pas la différence... Utiliser des webapps dans un navigateur est OS 
agnostique... Mais, toutes les applications ne fonctionnent pas en 
webapps pour l'instant ; même si la tendance va dans ce sens. Un bon 
exemple étant le logiciel permettant de remplir sa feuille d'impôt, qui 
est maintenant devenu une webapp ; du moins pour le canton de Vaud, mais 
j'imagine que c'est aussi le cas pour les autres cantons...

Je suis plus que favorable à GNU/Linux, mais je reconnais les 
difficultés qu'il peut y avoir à abandonner les solutions propriétaires 
suivant les entreprises ; les contraintes auxquelles elles sont soumises 
sont indépendantes de leur volonté et ne peuvent être ignorées.

dc

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    <div class="moz-cite-prefix">On 3/7/26 13:28, Pascal
      le.pascal.damien DAMIEN wrote:<br>
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      cite="mid:e38e3fca-b24e-47dd-bab2-1850915ed94e-2ueSQiBKiTY7tOexoI0I+QC/[email protected]">
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        <div dir="auto">Quand je vois la x ème distribution nouvelle qui
          offrent la même chose que les autres je comprends mieux
          pourquoi Linux reste en retrait. </div>
      </div>
    </blockquote>
    <p>Même sans modifier les différents interfaces graphiques
      disponibles, je n'ai jamais rencontré d'utilisateurs ayant eu des
      difficultés d'adaptation. Certains ne s'étaient d'ailleurs pas
      rendu compte qu'ils travaillaient sous Linux et pensaient être
      sous W* :-). L'OS n'a que peu d'effet sur l'utilisation que les
      utilisateurs font de leurs PC. Les seules différences notoires
      sont les mises à jour intempestives de W* et les pertes de
      connexion réseau fréquentes. Les utilisateurs se plaignent de ces
      problèmes fréquents, mais se fiche de savoir s'il s'agit de l'OS X
      ou Y; ils veulent simplement pouvoir faire leur travail. Le
      passage sous Linux offre un gigantesque bol d'air frais aux
      administrateurs du parc, en n'ayant pas à répondre aux multiples
      appels des utilisateurs qui n'arrivent pas à imprimer, lire leurs
      mails, accéder à certains sites, etc.  </p>
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        <div dir="auto">Si on se mettaient autour de la table pour
          construire ensemble une distribution bien traduite,  une
          solution simple mais efficace pour géré un parc de pc et
          proposé des machines à prix décent qui offrent reconnaissance
          faciale et empreinte, on pourrait attiré les pme. </div>
      </div>
      <br>
    </blockquote>
    <p>Le problème n'est pas dans l'OS, mais dans les applications !
      J'ai travaillé dans une entreprise de plusieurs milliers
      d'employés (et 20 usines de production de produits chimiques dans
      le monde), et, lors de la planification du passage à W* 10, l'un
      de plus gros obstacle fut de s'assurer que quelques milliers
      d'applications étaient compatible avec W* 10 ! C'est là qu'est le
      véritable problème. Certaines applications peuvent tourner sous W*
      ou sous Linux, mais certaines sont confinées à W*. Qui plus est,
      dans le domaine industriel, certaines applications en sont encore
      à W* XP ! Ce qui fait que l'on doit alors gérer un patchwork de
      versions de W*... auquel il faut rajouter la gestion des clefs
      d'activation, des anti-virus, etc. C'est donc bien plus un
      problème d'administrateurs et pas un problème d'utilisateur.</p>
    <p>Maintenant, qui va supporter la PME ? C'est aussi là qu'est la
      difficulté... la grande majorité des sociétés de services
      informatique n'ont aucunes compétences autres que W* et ne vont
      donc pas se lancer dans le support et la promotion de Linux. De
      plus, la probabilité de problèmes sous W* perpétue le besoin, et
      donc la facturation, d'un service réactif et très présent... Le
      volume de travail est ainsi assuré. Couplé à cela, l'utilisation
      de logiciels de gestion à distance, facturé plein pot au client,
      avec une marge intéressante pour les sociétés de service. C'est
      donc tout un écosystème qu'il est difficile de changer. Les
      sociétés de services font le calcul et vont forcément promouvoir
      la solution qui leur assure du travail en permanence et donc le
      meilleur revenu. </p>
    <p>Néanmoins, dans les grandes entreprises/organisations, certaines
      ont développé des compétences sous Linux et ont des équipes qui
      peuvent assurer la gestion du parc de serveurs avec succès. Le
      poste de travail individuel étant, par contre, avant tout lié à
      l'utilisation de logiciels souvent très spécifiques. Par exemple,
      dans le domaine comptable et de gestion, les logiciels doivent
      généralement être certifiés par un organisme officiel... Et là, on
      touche à l'administration étatique, qui n'est pas connue pour être
      très réactive. Mais il faut aussi admettre que les obligations
      légales, de plus en plus nombreuses, ne facilite pas la tâche de
      ceux qui doivent certifier les logiciels ; on peut donc comprendre
      qu'il existe une certaine réticence à certifier plusieurs
      solutions pour un même problème. De plus, la tendance est à
      l'utilisation de logiciels "certifiés" ISO/NIST/IEC, facilitant
      ainsi le travail des sociétés d'audit. Pour les entreprises d'une
      certaine taille, le côté légal et réglementaire est devenu
      essentiel et les contraintes poussent l'ensemble de ce monde vers
      une standardisation des outils de gestion de l'ensemble de
      l'entreprise, poussant à une uniformisation, dans laquelle le
      monde Linux/FOSS n'a pas beaucoup de solutions intégrées et
      certifiées... monde dans lequel M* propose un certain nombre de
      solutions, avec un grand nombre d'acteurs du domaine de l'audit et
      des sociétés de service. Cela ne veut pas dire que ces solutions
      sont les meilleurs du marché ou à la pointe de la technologie,
      mais leur mérite est qu'elles ne sont pas remises en question par
      les autorités ; car certifiées. </p>
    <p>On voit que la décision de l'utilisation d'un OS ou d'un autre, a
      des implications qui se complexifient avec l'augmentation de la
      taille de l'entreprise. Il est donc plus question de volonté de la
      direction et de sa stratégie, que de la volonté des utilisateurs,
      qui souvent ne voient même pas la différence... Utiliser des
      webapps dans un navigateur est OS agnostique... Mais, toutes les
      applications ne fonctionnent pas en webapps pour l'instant ; même
      si la tendance va dans ce sens. Un bon exemple étant le logiciel
      permettant de remplir sa feuille d'impôt, qui est maintenant
      devenu une webapp ; du moins pour le canton de Vaud, mais
      j'imagine que c'est aussi le cas pour les autres cantons...</p>
    <p>Je suis plus que favorable à GNU/Linux, mais je reconnais les
      difficultés qu'il peut y avoir à abandonner les solutions
      propriétaires suivant les entreprises ; les contraintes auxquelles
      elles sont soumises sont indépendantes de leur volonté et ne
      peuvent être ignorées.</p>
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