INFO : XML 2006 : souvenirs, souvenirs

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XML 2006 : souvenirs, souvenirs

La conference XML 2006 a ete marquee par le dixieme anniversaire de XML 
, la vivacite du Web 2.0 et la promesse de l'arrivee prochaine de 
XQuery .

Eric van der Vlist  , Dyomedea ( [email protected] ).
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Retrouvez cet article en ligne
(http://xmlfr.org/actualites/tech/061213-0001).

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La conference du dixieme anniversaire
David Megginson  a donne le ton des son discours de bienvenue : XML 
2006 [1] serait la conference du dixieme anniversaire de XML . La 
premiere version [2] de ce qui allait devenir la recommandation [3] W3C 
[4] [5] XML [6] 1.0 [7] a en effet ete presentee en 1996, lors de cette 
conference (qui s'appelait alors SGML 96 [8] ) organisee dans le meme 
hotel.

On notera que SGML 96 se definissait elle-meme comme la conference du 
dixieme anniversaire de SGML et que XML 2006 marquait donc le vingtieme 
anniversaire de la saga SGML .

Trois des membres du groupe de travail W3C SGML qui ont participe a la 
redaction du document presente a SGML 96 etaient dans la salle et David 
Megginson  a appele sur scene Jon Bosak  , C. M. Sperberg-McQueen  et 
Jean Paoli  qui furent copieusement ovationnes.

Le ton etait donne : XML 2006 allait etre la conference du dixieme 
anniversaire de XML avec avec son lot de nostalgie et de questionnement 
: dix ans deja! ou sont passes les autres protagonistes de ce document 
qui sont pourtant des habitues des conferences XML ? XML en serait-il 
arrive au meme point que SGML en 96?

La conference etait divisee en quatre sessions paralleles ayant pour 
themes l'edition (publishing), le Web, l'entreprise et la pratique 
(hands-on). La plupart des presentations concernant les technologies de 
base XML qui m'attirent d'habitude etaient reparties entre les deux 
derniers de ces themes. A la lecture du programme, il m'a semble que 
les nouveautes se concentraient au contraire dans les sessions 
concernant le Web et c'est ce theme que j'ai privilegie dans mes choix 
de programme.

Web
Generation d'interfaces XForms
J'ai l'habitude de souligner l'opposition entre XForms et les autres 
methodes de developpement Web en qualifiant XForms d'approche 
declarative. Dans sa presentation intitulee « The Essence of 
Declarative, XML-based Web Applications: XForms and XSLT [9] », 
Chimezie Ogbuji  [10] a montre comment l'utilisation de XSLT pouvait 
rendre le developpement avec XForms si ce n'est plus declaratif du 
moins plus haut niveau.

Certains controles XForms sont assez bas niveau et il peut etre 
interessant de definir des controles de plus haut niveau pour accelerer 
les temps de developpement mais egalement pour garantir la coherence de 
ces controles lorsqu'ils sont repetes a plusieurs endroits.

Pour cela, Chimezie Ogbuji  a defini un sur ensemble de plus haut 
niveau a XForms qui est transforme par XSLT avant publication.

Voulant eviter de reinventer la roue, ce sur ensemble fait appel a des 
elements XUL lorsque c'est possible. Les documents sources sont donc 
des documents composites melangeant XHTML , XForms , XUL et un 
vocabulaire maison pour les controles haut niveau qu'il n'a trouve dans 
aucun des autres vocabulaires.

Autre interet de ce mecanisme, la transformation peut masquer les 
problemes d'interoperabilite encore frequents entre implementations 
XForms .

Signature de documents avec XForms
Quel probleme specifique peut-il y avoir a utiliser XML Signature avec 
XForms ? Outre les aspects purement techniques poses par la definition 
d'un module XForms pour XML Signature , John Boyer  [11] a couvert dans 
sa presentation « Applying XML Signatures to XForms-based Documents 
[12] » le probleme de principe de toute signature electronique qui est 
de « signer ce que l'on voit » (« what you see is what you sign »).

Dans la mesure ou XForms permet justement de decoupler les documents 
XML manipules de leur presentation a l'ecran, il y a un paradoxe a 
utiliser XForms pour signer un document XML que l'on ne voit pas.

La solution proposee est de signer non pas uniquement les fragments du 
document XML edites par l'utilisateur mais egalement les elements 
techniques utilises pour afficher la page (y compris la page XForms 
elle-meme et les feuilles de style CSS utilisees).

En tant qu'utilisateur, cela ne vous permet pas de verifier sur quoi 
porte la signature que vous apposez au moment ou vous signez, mais en 
cas de contestation de votre part, le site ne pourra prouver que vous 
avez reellement vu ce que vous avez signe que s'il a inclus ces 
elements techniques.

Ceci dit, tout cela semble neanmoins reposer sur la confiance que vous 
avez dans l'implementation XForms qui vous demande d'apposer votre 
signature. Si l'on peut admettre que vous faites confiance au 
navigateur Web que vous utilisez et auquel vous confiez deja vos mots 
de passe et numero de carte de credit, le dispositif devrait 
fonctionner avec une implementation native de XForms telle que celle de 
Mozilla . On peut par contre se demander quel niveau de confiance 
accorder a une implementation sous forme de plugin ou a une 
implementation serveur de XForms .

JSON est le X dans AJAX
La presentation de Douglas Crockford  [13] , « JSON, The Fat-Free 
Alternative to XML [14] » pouvait faire figure de provocation dans une 
conference XML , surtout apres l'hommage appuye de Simon St.Laurent    
, president de session qui avait annonce cette presentation comme une 
des plus importantes de la conference.

La presentation, a laquelle assistaient nombre d'experts XML dont Jon 
Bosak  , n'a pourtant pas suscite de remous et Douglas Crockford  a pu 
derouler son argumentaire en faveur de JSON dans le calme.

JSON n'est autre qu'un sous ensemble de JavaScript limite a la 
definition de litteraux. Douglas Crockford  a souligne la simplicite de 
JSON compare a XML et aux technologies associees. Le typage, les 
schemas et les espaces de noms etaient tout particulierement dans sa 
ligne de mire : selon lui, le typage a « un benefice limite » pour les 
applications Web, les schemas ne sont pas tres utiles et les espaces de 
noms une complication inutile.

S'il est vrai que les exemples proposes par Douglas Crockford  sont 
simples, il faut tout de meme remarquer que ni le typage, ni les 
schemas ni les espaces de noms ne sont obligatoires en XML mais que ce 
sont des options qui peuvent etre utilisees si elles se justifient.

De plus, les APIs de data binding modernes permettre de generer 
automatiquement des documents XML a partir d'objets et des objets a 
partir de documents XML . Il est donc possible de transmettre des 
objets entre un serveur et un client JavaScript de maniere aussi simple 
avec XML qu'avec JSON .

Douglas Crockford  a egalement clairement indique que JSON n'est adapte 
qu'a l'echange de donnees et n'est pas un format de document. On peut 
s'interroger de la pertinence d'une telle distinction sur le Web. Meme 
en prenant un exemple aussi classique que la transmission d'un cours de 
bourse pour laquelle JSON semble tout indique, il suffit de vouloir 
permettre d'ajouter un lien ou des indication de mise en page dans une 
description pour introduire un contenu mixte facile a exprimer en XML 
et hors du champ de JSON .

Il me semble donc que la simplicite de JSON est avant tout une question 
de perception.

XQuery au secours des editeurs
La presentation la plus reussie de la conference a ete a mon sens celle 
de Jason Hunter  [15] ,

« Web Publishing 2.0 and XQuery [16] ». Contrairement a ce que pouvait 
laisser supposer ce titre, il ne s'agissait pas vraiment de XQuery mais 
plutot de donner des exemples concrets de ce que des editeurs de livres 
peuvent faire pour proposer des fonctions qu'ils sont les seuls a 
pouvoir proposer parce qu'ils ont acces au balisage de leurs textes.

On pourrait resumer son intervention par le titre d'une de ses pages : 
« exploitez la structure de vos documents XML pour battre Google » mais 
se serait passer a cote des dizaines d'exemples concrets et des 
anecdotes qui ponctuent son expose.

Pour Jason Hunter  , les utilisateurs cherchent des reponses et non des 
liens et c'est le premier domaine dans lequel la connaissance du 
balisage des textes peut vous permettre de briller. C'est 
particulierement vrai dans le domaine de l'edition technique ou 
scientifique ou ce balisage permet souvent d'extraire les definitions 
des concepts recherches.

A cote de cela, il detaille d'autres fonctionnalites qui permettent de 
rendre votre contenu plus appetissant (« sweat the content ») et de 
creer plus de contenu avec les memes sources : micro-contenus, 
publication a la demande, jeux, ...

Il insiste sur les rapports ambigus entre Google et le monde de 
l'edition et sur le fait que, plutot que d'avoir peur de Google , les 
editeurs devraient chercher a faire mieux que lui et a l'utiliser. 
Faire mieux que lui revient, et c'est son leitmotiv, a exploiter la 
connaissance de la structure des documents. Pour l'utiliser, on pourra 
par exemple se baser sur les recherches effectuees sur un site pour 
optimiser l'achat de publicites sur Google ou encore realiser des « 
pages d'atterrissage » personnalisees.

Il detaille egalement les aspects plus classiques du Web 2.0 et tout ce 
qui permet de transformer ses visiteurs en acteurs. Outre les fonctions 
de blog, commentaires et tagging, il insiste sur la necessite de tirer 
partie de l'intelligence collective d'operations aussi simples que les 
recherches. Saviez-vous que la fonction « Essayez avec cette 
orthographe » de Google n'est pas basee sur un dictionnaire mais sur 
l'analyse des recherches effectuees par les utilisateurs? Transformer 
ses utilisateurs en acteurs passe egalement par des fonctionnalites 
personnalisees telles que la possibilite de rechercher dans sa 
bibliotheque personnelle (un moyen de donner envie aux utilisateurs de 
vous dire quels livres ils possedent...). Et ces fonctionnalites 
personnalisees sont egalement tres prometteuses dans le domaine de 
l'apprentissage.

Revenant sur l'exploitation de la structure des documents, il montre 
ensuite comment cela peut non seulement permettre de trouver une 
aiguille dans un tas de foin mais egalement de « trouver le tas de foin 
» en donnant une vue globale et statistique sur une collection de 
documents.

Sa conclusion est que nous ne sommes qu'au debut du Web 2.0 , cherchons 
encore notre voie et que pour reussir sur le Web, les editeurs doivent 
se montrer agiles dans la conception de leurs sites, leur developpement 
et leurs modeles economiques.

Yahoo! et la conception d'applications Web 2.0
Dan Theurer  [17] a presente, sous le titre « What Powers Web 2.0 
Mashups [18] » les ressources mises a la disposition des developpeurs 
d'applications Web 2.0 par Yahoo! et ses filiales.

Il insiste sur le caractere complet de cette offre gratuite pour les 
applications non commerciales et qui comprend :

- l'acces aux donnees via des API web,
- une documentation de qualite,
- des outils, avec notamment la Yahoo! User Interface ( YUI ) library,
- le support technique au moyen de listes de discussions.
Certaines applications Web 2.0 accedent a des informations personnelles 
stockees sur les services de Yahoo! ou de ses filiales et cela pose des 
problemes de securite. Dan Theurer  a donc detaille les fonctions 
d'authentification mises en place par Yahoo! . Ces fonctions 
permettent:

- de s'identifier sur Yahoo!  pour autoriser une application Web a 
  acceder a ses donnees personnelles
- une gestion de type « single sign in » permettant de s'identifier sur 
  Yahoo! pour acceder a des fonctionnalites personnalisees de sites 
  partenaires.
Web 2.0 et XML
La table ronde « Web 2.0 and XML [19] » a reuni Elliotte Harold  [20] , 
Simon St. Laurent  [21] , Jason Hunter  [22] , et moi-meme (Eric van 
der Vlist  [23] ) pour debattre des liens entre Web 2.0 et XML .

Simon St.Laurent  a une vision assez negative du succes de XML en tant 
que « SGML sur le Web » et il n'hesite pas a parler d'echec a propos de 
la vision initiale qui a motive la creation de XML . Cette vision 
tendait a remplacer SGML par un triptyque XML / XSL / XLink rendant 
n'importe quel document XML utilisable dans un navigateur Web. Pour 
Simon St.Laurent  , cette utilisation reste marginale et XLink n'a pas 
reussi a s'imposer ce qui rend le triptyque bancal.

Jon Bosak  qui assistait a ce debat n'a pas pris la parole. Il semble 
neanmoins moins negatif puisque j'ai eu l'occasion de l'entendre dire 
lors d'un diner que la specification UBL publiee au format XML DocBook 
s'affichait parfaitement bien dans les navigateurs Web et qu'il y 
voyait au contraire l'aboutissement de la vision « SGML sur le Web ».

Autre point de vue, celui de Jason Hunter  pour qui, au contraire, nous 
n'avons jamais vu autant de XML sur le Web que depuis le developpement 
du Web 2.0 .

Elliotte Harold  a prefere prendre part au debat « JSON ou XML ? » en 
faisant un vibrant plaidoyer pour XML seul format permettant de federer 
plusieurs utilisations qui m'a rappele la presentation « Pourquoi XML? 
[24] » que j'ai donne en 2001.

J'ai publie la position que j'ai exprime lors de cette table ronde sur 
mon carnet web sous le titre : « Why XML Experts Should Care About Web 
2.0 [25] ». Je pense que XML est arrive a un stade de maturite ou il 
lui est difficile d'evoluer : la difficulte avec laquelle XML 1.1 qui 
est pourtant une evolution relativement mineure cherche a s'imposer en 
est une preuve. Apres dix ans de XML on est arrive a un stade similaire 
a celui de SGML en 96 apres dix ans de SGML .

L'evolution de l'informatique passe par une phase d'innovation et bien 
que nous manquions de recul pour l'affirmer, le Web 2.0 fait 
vraisemblablement partie de cette phase d'innovation. Le succes de XML 
en tant que « SGML sur le Web » n'est pas acquis et nous avons sans 
doute besoin d'une nouvelle iteration pour mettre « XML sur le Web ».

Il est egalement trop tot pour savoir ce qu'il sortira de cette phase 
d'innovation qui remet en cause certaines des technologies que nous 
utilisons actuellement, mais s'il a fallu accepter de changer SGML pour 
le mettre sur le Web, peut-etre sera t-il necessaire de changer XML 
pour qu'il finisse de s'imposer sur le Web.

Utilisation de XML sur des « petits » terminaux
David Lee  [26] a presente sous le titre « XML encoding techniques for 
storing XML data on memory limited [27] » une technique pour utiliser 
XML sur des terminaux disposant de peu de memoire.

La premiere partie de son expose decrit l'univers de ces terminaux, 
assistants personnels et telephones portables. Il cherche notamment a 
montrer que contrairement a ce qui se passe pour les ordinateurs 
portables ou de bureau, la puissance et la taille memoire des petits 
terminaux n'augmentent pas, ou plutot que cette augmentation ne 
concernent que le haut de gamme qui ne represente qu'une niche sur le 
marche global de ces terminaux.

Pour la majorite de ces terminaux, les progres techniques sont en effet 
compenses par la baisse des prix de ventes et les performances 
augmentent peu d'une generation a l'autre.

David Lee  travaille pour Epocrates , une societe qui concoit, met en 
place et exploite des applications utilisant des assistants personnels 
dans le monde medical. L'utilisation de XML sur ces terminaux pose des 
problemes de taille memoire et de puissance de processeur qui ont ete 
resolus en parsant les documents XML sur le serveur et en envoyant aux 
terminaux le resultat de ce parsing sous un format binaire. Leur 
systeme permet egalement de compresser le texte contenu dans les 
documents les plus volumineux.

Bien que ce type de systeme soit desormais classique, l''expose etait 
clair et presentait bien les enjeux de ce type d'optimisation.

Les « petits » terminaux en font parfois plus que les grands
Sous son titre ironique (« Honey, I Shrunk the Kids: XML on the Mobile 
Web [28] »), la presentation de Michael Smith  [29] et Rocco Georgi  
[30] promettait d'etre tres « bleeding edge » puisque Michael Smith  
avait prevu de faire sa presentation a partir d'un mobile de toute 
derniere generation disposant d'une interface Wifi et d'une sortie 
video!

Des drivers Wifi manquant de stabilite doubles d'un probleme de 
connectique ont eu raison de ce projet ambitieux et les orateurs ont du 
se rabattre sur un PC qui n'a accepte de se connecter au video 
projecteur qu'avec beaucoup de difficultes...

Michael Smith  a donc fait presque tout son expose de memoire et sans 
support ce qui est une belle performance. Son message principal est 
qu'il ne faut pas considerer les « petits terminaux » et notamment les 
telephones mobiles comme des ordinateurs auxquels il manque quelque 
chose mais qu'au contraire, ils ont souvent des possibilites qui 
manquent aux ordinateurs.

Ses exemples proviennent essentiellement du Japon ou il reside et qui 
est en avance dans ce domaine. Les telephones mobiles Japonais sont 
equipes de GPS et Michael Smith  a decrit ses applications preferees 
qui allient Web 2.0 et GPS .

Lorsque Rocco Georgi  a reussi a faire fonctionner son ordinateur, il a 
fait le point sur le support d' Ajax sur les telephones portables, 
soulignant que les choses avaient tendance a s'arranger avec chaque 
nouvelle version mais qu'il etait beaucoup plus difficile de developper 
des applications fonctionnant sur tout les mobiles que de developper 
des applications fonctionnant sur tout les ordinateurs portables ou de 
bureau.

L'arrivee attendue de XQuery
En depit de l'attrait du theme « Web », la technologie phare de XML 
2006 aura ete XQuery .

Deux facteurs expliquent cet interet : les specifications XQuery 
devraient etre prochainement promues au rang de recommandation W3C ce 
qui est une preuve de stabilite et les grandes bases de donnees 
relationnelles ( Oracle , DB2 , Microsoft SQL Server ) supportent 
maintenant XQuery .

Les mauvaises langues suggerent que cette synchronisation n'est peut 
etre pas l'effet du hasard mais la coordination de ces deux facteurs 
justifient l'interet pour une technologie qui sera d'ici peu a la fois 
stable et utilisable dans les bases de donnees les plus reputees.

Cela traduit egalement un changement de perspective assez radical. 
Longtemps considere comme un format d'echange, XML est maintenant vu 
comme un format de stockage. Une des presentations s'intitulait 
d'ailleurs « la resistance est futile : vous stockerez du XML ». Son 
auteur travaille pour IBM .

Les deux tutoriels « XML and Databases [31] » et de « XQuery 1.0, XPath 
2.0, and XSLT 2.0 Explained [32] » ont fait salle comble et la session 
pleniere d'ouverture s'intitulait « Getting There ? The XML/XQuery 
Ecosystem [33] ». De nombreuses presentations portaient egalement sur 
XQuery et les bases de donnees XML ont indeniablement ete le sujet 
chaud de la conference.

Autres sujets
J'ai delaisse le theme du « Web » a trois reprises.

Publication
En tout debut de conference, j'ai suivi la session « Peaceful 
coexistence: The SGML/ [34] XML [35] Transition at Cessna Aircraft » 
[36] et la table ronde XML [37] Project Management Best Practices and 
Case Studies [38] qui l'a suivi.

En fait de coexistence pacifique, la presentation detaillait les 
principaux points techniques observes lors de la migration de SGML vers 
XML chez Cessna . Une maniere de prouver, si vous en doutiez encore, 
que XML est suffisamment mur pour detroner SGML dans les plus lourdes 
de ses applications.

La table ronde fut l'occasion de rappeler qu'il faut concevoir un 
systeme XML en fonction des informations qu'il represente et non en 
fonction de la presentation a obtenir (Kate Hamilton  [39] ) mais 
egalement que les projets XML comme les autres dependent avant tout des 
personnes qui les mettent en ?uvre.

Mike Sherlock  [40] a insiste a plusieurs reprises sur l'importance de 
s'assurer que les membres d'un projet se comprennent et a souligne 
l'utilite des cas utilisateurs (use cases) meme informels.

Sarah O'Keefe  [41] a enfonce le clou en affirmant que si l'on peut 
reussir un projet en depit de mauvais outils, un projet est voue a 
l'echec si ses utilisateurs ne sont pas motives.

Proposant une classification en quatre niveaux :

- support papier
- on fait en sorte que cela soit bien presente sous Word
- utilisation de templates Word
- XML
elle suggere qu'il n'est pas raisonnable de faire progresser des 
utilisateurs de plus d'un niveau a la fois.

W3C Schemas for Databinding
Ma deuxieme incartade hors des sessions « Web » a ete pour suivre la 
session sur les « W3C Schema Patterns for Databinding [42] » et la 
table ronde sur les langages de pipelines [43] .

Ces « patterns for databinding » sont en fait une tentative pour 
resoudre les problemes d'interoperabilite entre schemas W3C XML Schema 
qui sont particulierement important dans le domaine des outils de data 
binding. Si les validateurs de schemas tentent generalement 
d'implementer l'integralite des recommandations W3C XML Schema , les 
outils de data binding guides par des schemas ont au contraire tendance 
a ne supporter que des sous ensembles de ces recommandations. Et comme 
ces sous ensembles sont differents, un schema ecrit pour valider des 
documents a peu de chances de fonctionner avec ces outils et schema qui 
fonctionne avec l'un de ces outils ne fonctionne pas necessairement 
avec les autres.

Pour contourner ce probleme, le W3C a cree un groupe de travail charger 
de reconnaitre des « patterns » (ou motifs) dans les schemas W3C XML 
Schema et de classer ces differents patterns en trois categories :

- basiques (bien supportes par les differents outils de data binding)
- avances (communs mais moins bien supportes par les outils de data 
  binding)
- en attente (non encore classifies par le groupe de travail)
Ces patterns sont implementes par des expressions XPath 2.0 executees 
sur les documents XML representant les schemas.

La demarche est interessante, mais cette approche me semble etre un peu 
trop primaire pour etre reellement efficace : ces expressions XPath ne 
gerent pas les inclusions ou imports de schemas et elles ne suivent pas 
les chaines de derivation.

Si l'on reprend un des exemples de patterns donnes lors de cette 
presentation, le pattern AnyURIElement [44] correspond a l'expression :

Ce pattern ne permettra que d'identifier des definitions d'elements 
dont l'attribut type est xs:anyURI mais il n'identifiera pas les 
elements dont le type est derive de xs:anyURI. Si l'on se base sur des 
patterns de ce type pour mesurer les risques de problemes 
d'interoperabilite, on s'expose donc a de mauvaises surprises.

Je pense qu'il faudrait introduire l'idee une approche a deux phases : 
une premiere phase appliquerait un premier jeu de patterns sur le 
schema brut tel que c'est le cas aujourd'hui et une deuxieme phase 
appliquerait un deuxieme jeu de patterns sur une version consolidee et 
normalisee du schema qui permettrait de s'affranchir des problemes 
d'inclusion, d'import et de derivation.

Langages de pipelines
La table ronde sur les langages de pipelines regroupait Sam Page  [45] 
qui presentait en quelque sorte le portrait d'un systeme de pipelines 
ideal et Norman Walsh  [46] qui presentait les travaux du groupe de 
travail W3C XProc .

Vous serez sans doute soulages de savoir que la version actuelle de 
XProc couvre bien les besoins exprimes par Same Page  .

Pour ma part, en tant qu'utilisateur du langage de pipelines XPL d' 
Orbeon dont j'ai pu apprecier la souplesse, j'ai ete rassure de 
verifier que ses fonctionnalites ont ete reprises dans XProc .

Cette specification devrait donc fournir une tres bonne base pour 
definir des enchainements complexes de traitements a faire subir a des 
documents XML .

Le seul moment de flottement a ete lorsqu'un spectateur a demande quels 
etaient les liens entre XProc et BPEL et que Norman Walsh  a repondu 
tres diplomatiquement que cela faisait tres longtemps qu'il n'avait pas 
regarde BPEL .

Je pense qu'il y a indeniablement recoupement entre XProc et une partie 
de BPEL mais que les approches sont differentes. BPEL est plus complexe 
et lie au contexte des Services Web . XProc est au contraire focalise 
sur la definition de traitements. XProc semble egalement moins 
procedural : il n'y a pas de definition de sequences de traitements 
mais uniquement la definition de traitements et c'est en fonction de la 
maniere dont sont connectees les entrees et les sorties que le 
sequencement des traitements est determine par les implementations.

APIs XML
Ma derniere escapade hors du theme « Web » a ete pour participer a la 
table ronde « Next-generation XML APIs [47] » avec Elliotte Harold  
[48] et Philippe Poulard  [49] .

Elliotte Harold  presentait son API XOM qui est sans doute la plus 
moderne des APIs permettant manipuler des documents XML avec une 
approche DOM , Philippe Poulard  presentait Active Tags , un systeme de 
programmation XML qui peut etre vu comme un langage de pipelines bas 
niveau offrant beaucoup de controles sur la maniere dont les 
traitements sont executes et je presentais TreeBind , mon API de 
binding entre objets Java , XML , RDF et LDAP .

Les trois approches etaient si differentes que nos auditeurs ont sans 
doute eu beaucoup de mal a faire le lien entre les trois courtes 
presentations qui leur ont ete consacrees. L'animateur de cette table 
ronde a semble aussi desempare que les spectateurs et le debat a 
rapidement tourne court faute de question.

References
- Conference XML 2006 [50]
- The Birth of XML [51] (Jon Bosak)
- Premiere version de travail de XML [52]
- Programme de la conference SGML 96 [53]
Couverture de la conference XML 2006
- XML 2006: Day One [54] , Day Two [55] and Day 3 [56] (David 
  Megginson)
- Settled in at XML 2006 [57] et Home from XML 2006 [58] (Bob DuCharme)
- Cafe con Leche (Elliotte Rusty Harold) mardi [59] , mercredi [60] , 
  jeudi [61] .
- XML 2006 kicks off [62] et XML and the Next Web (and the Previous...) 
  [63] (Simon St.Laurent)
- XML Conf 2006 First Day [64] , Second Day [65] et Third Day [66] 
  (Keith Fahlgren)
- XML 2006 - Day One [67] , Google Checkout API [68] , You WILL Store 
  XML [69] , Day Two [70] , JSON, The Fat-Free Alternative to XML [71] 
  , What powers Web 2.0 Mashups [72] , Panel: Web 2.0 and XML [73] , 
  Using XML for Web Site Design, Development, and Maintenance [74] , 
  (Robin Hastings)
- XML 2006 Keynote [75] , If I had a hammer... [76] , Transitioning 
  from SGML to XML at Cessna [77] , Project Management panel [78] , The 
  ODF Plugin for MS Office [79] , ODF plug-in, continued... [80] , Word 
  and OpenOffice for XML authoring [81] , Panel, continued [82] , 
  Panel, part III [83] , XML for Magazines [84] , XML, InCopy, and 
  InDesign [85] , Scribus non grata [86] , Day Two Keynote [87] , 
  External vs. internal DTDs [88] , Vendor PechaKucha [89] , XML in 
  Legislation [90] , Content Management APIs [91] , Case study on 
  single-sourcing by a publisher [92] and Not the takeaway I was 
  expecting [93] (Sarah O'Keefe)
- XML 2006 Opening Keynote [94] , XQueryP: An XML Application 
  Development Language [95] , PHP and XML: Reusing Other People's 
  Information On Your Website [96] , Language Support for Web Service 
  Development [97] , Panel: Word and OpenOffice for XML Authoring [98] 
  , Fun and Profit with the Google Checkout API [99] , Panel: XML 
  Pipeline Processing [100] , Unleashing the power of XML [101] , Case 
  Study: Managing XML for a Global Content Delivery Platform [102] , 
  Web Publishing 2.0 [103] , What Powers Web2.0 Mashups [104] , Panel: 
  Web 2.0 and XML [105] , An XQuery Servlet for RESTful Data Services 
  [106] and Meta-stylesheets [107] (Dan Speck)
- XML 2006 Synopsis: Are we there yet? [108] (Chimezie Ogbuji)
Copyright 2006, Eric van der Vlist

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References:
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[2] http://www.w3.org/TR/WD-xml-961114.html
[3] http://www.w3.org/TR/xml/
[4] http://www.w3.org/TR/xml/
[5] http://www.w3.org/TR/xml/
[6] http://www.w3.org/TR/xml/
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