Re: Proposition de collaboration pour projets de traduction – Université de Rennes 2
Julien Lepiller <[email protected]> Sat, 19 Jan 2019 12:33:32 +0100
| Newsgroups | gmane.comp.internationalization.french |
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| Message-ID | <[email protected]> |
Le 19 janvier 2019 04:14:55 GMT+01:00, "Stéphane Aulery" <[email protected]> a écrit : >Bonjour, > >J'ai échangé avec Thibaut en privé pour l'aider à trouver des logiciels > >à traduire. > >Le 18/01/2019 à 23:13, Bruno Haible a écrit : >> >> C'est gentil de vouloir faire des traductions bénévoles pour du >logiciel, >> et les utilisateurs de tels logiciels s'en réjouiraient. >> >> Malheureusement, la condition n⁰ 3 de votre responsable de formation >> >> 3. Aucune des traductions effectuées ne doit faire l’objet d’une >> exploitation commerciale à quelque titre que ce soit. >> >> est incompatible avec toutes les licences de logiciel libre. Chacune >de >> ces licences suit les principes des Debian Free Software Guidelines >[1][2], >> dont le principe n⁰ 1 est que celui qui obtient un tel logiciel a le >droit >> non seulement de le redistribuer, mais aussi de toucher un prix pour >cet >> acte de redistribution. (Certains acteurs du marché, comme Red Hat, >> effectivment touchent de l'argent pour la distribution de logiciel >libre.) > >Je n'avais pas pensé à cette difficulté quand j'ai engagé la >discussion, >et encore moins interpréter strictement le point 3, mais tu as raison >Bruno. Deux observations : > >On ne peut pas prétendre que toutes les licences de logiciels libres >suivent les Debian Free Software Guidelines puisque Debian établit >précisément une liste de licences qu'elle considère comme libres et une > >liste de non libres, suivant ses principes. Il y a d'autres points de >vues et interprétations du libre. > >Ce n'est pas parce qu'une licence garantit le droit de >commercialisation >qu'elle est libre. Il y a seulement des degrés dans la liberté. Je suis > >d'accord pour dire qu'une licence qui garantit la non commercialisation > >sera très souvent violée si elle s'applique à une œuvre qui circule >dans >un milieu qui ne partage pas cette état d'esprit. Le plus souvent elle >sera un fardeau impraticable en vue d'une (fausse bonne) idée de la vie > >économique. Toutefois la condition requise par le professeur n'est pas >de savoir si la licence est souvent violée, mais si l'intention de >l'auteur s’accorde avec une clause de non commercialisation. > > >> >> Donc, c'est malheureux, mais il y aura très peu de logiciels (et >quasiment >> aucun logiciel pratiquement d'importance) auquel vous pourrez >contribuer >> dans le cadre décrit >Thibaut, aux vues de ces réflexions, vous devriez demander à votre >professeur si la clause 3 de sa lettre doit être interprétée >strictement, c'est à dire s'il faut rejeter (entre parenthèses des >exemples de cas et licences qui satisfont à l'interprétation) : > > a) Les logiciels dont les auteurs ne se sont pas engagés à ne jamais >les commercialiser (il faut contacter les auteurs au cas par cas) ; > > b) Les logiciels dont la licence ne contient pas expressément une >clause d'interdiction de commercialisation pour les bénéficiaires (la >clause NC des Creative Commons [3]. D'autres licences connues ?) ; > >c) Les logiciels dont les auteurs ne manifestent pas la volonté de les >commercialiser mais dont la licence garantit la liberté de pouvoir les >commercialiser à ceux qui bénéficient de la licence (GPL, LGPL et >beaucoup de licences libres) ; > >d) Les logiciels dont les auteurs ne manifestent pas la volonté de les >commercialiser mais dont la licence n'interdit ni ne garantit la >liberté >de pouvoir commercialiser à ceux qui bénéficient de la licence (BSD, >ISC...) ; > >Pour une lecture littérale (a), ce sera effectivement difficile voir >presque impossible de trouver des logiciels en dehors des milieux >caritatifs, universitaires ou de la recherche. > >Il faudrait par exemple rechercher des logiciels qui respectent la >clause NC des Creative Commons [3] (il n'y en a ni sur le TP ni sur >traduc.org) et contacter leurs auteurs. Cherche des logiciels dans les >bons milieux. Ou encore écrire ou faire écrire des logiciels dont le >seul but est de soutenir l'activité pédagogique de l'université. > >Personnellement je ne connais que les auteurs d'un seul logiciel qui >puisse vous le garantir : Wikindx [4]. > >----------------------------------------------------------------------- > >[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Debian_Free_Software_Guidelines >[2] https://www.debian.org/social_contract.en.html >[3] >https://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons#Pas_d'utilisation_commerciale >[4] http://wikindx.sourceforge.net/ > >Cordialement, > >-- >Stéphane Aulery > >_______________________________________________ >Liste de discussion Traduc >[email protected] >https://listes.traduc.org/cgi-bin/mailman/listinfo/traduc >[/!\ Les pices-jointes doivent attendre l'approbation du modrateur.] Salut ! Il y a bien LFS qui a cette clause NC, mais le seul travail possible dessus, c'est de la relecture, vu que j'arrive à gérer la traduction au quotidien. Un avantage par contre, c'est que je suis à Rennes :) _______________________________________________ Liste de discussion Traduc [email protected] https://listes.traduc.org/cgi-bin/mailman/listinfo/traduc [/!\ Les pices-jointes doivent attendre l'approbation du modrateur.]