The English economy, a zillion years before Brexit

"DANIEL P. Tompkins" <[email protected]> Thu, 24 Oct 2019 15:59:31 -0400
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Below, a passage from Marx / Engels *German Ideology*, arguing that English
(and Neapolitan) economies throve post-conquest, because not encumbered by
the habits of the founding country.  It's part of a longer argument in Yvon
Garlan, *Guerre et économie *(1989) using Marx's *Grundrisse* at a time
when others had discarded that thinker -- and doing so quite productively.
Anyhow, it's mildly ironic to see the English economy winning praise --
though only because it benefited from a French model.

Dan

... Dans les pays comme l'Amérique du Nord, qui débutent d'emblée dans une
période historique déjà développée, le développement se fait avec rapidité.
De tels pays n'ont pas d'autre condition naturelle préalable que les
individus qui s'y établissent et qui y furent amenés par les modes
d'échanges des vieux pays, qui ne correspondent pas à leurs besoins. Ces
pays commencent donc avec les individus les plus évolués du vieux monde, et
par suite avec la forme de relations la plus développée correspondant à ces
individus, avant même que ce système d'échanges ait pu s'imposer dans les
vieux pays [71]. C'est le cas de toutes les colonies dans la mesure où
elles ne sont pas de simples bases militaires ou commerciales. *Carthage,
les colonies grecques et l'Islande [Iceland!]* aux XI° et XII° siècles, en
fournissent des exemples. Un cas analogue se présente dans la conquête,
lorsqu'on apporte tout fait dans le pays conquis le mode d'échanges qui
s'est développé sur un autre sol; dans son pays d'origine, cette forme
était encore grevée par les intérêts et les conditions de vie des époques
précédentes, mais ici, au contraire, elle peut et doit s'implanter
totalement et sans entraves, ne fût-ce que pour assurer une puissance
durable au conquérant. (*L'Angleterre et Naples après la conquête normande,
où elles connurent la forme la plus accomplie de l'organisation féodale.*)