La FFII demande aux eurodeputes d'amender pleinement la directive sur les brevets logiciels ou bien de la rejeter
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>---------- Message transmis ---------- > >Subject: La FFII demande aux eurodeputes d'amender pleinement la directive sur >les brevets logiciels ou bien de la rejeter >Date: mercredi 30 Mars 2005 23:55 >From: Gerald Sedrati-Dinet <[email protected]> >To: [email protected] > >+++ Pour publication immediate -- merci de diffuser +++ > >COMMUNIQUà de PRESSE FFII -- [ Europe / Ãconomie / TIC ] > >======================================================================== >La FFII demande aux eurodéputés d'amender pleinement la directive sur >les brevets logiciels ou bien de la rejeter >======================================================================== > >*Bruxelles, 29 mars 2005 -- « Un rétablissement complet des amendements >dans l'esprit de la première lecture du Parlement européen ou un rejet >complet » est le message délivré aujourd'hui par la FFII aux >eurodéputés. Ãtant donné que la Commission refuse de saisir >l'opportunité de faire proprement son travail et que le Conseil fait le >sourd, la seconde lecture du Parlement européen endosse la charge indue >de devoir repartir de zéro.The FFII espère que le Parlement européen >prendra une fois de plus les bonnes décisions.* > >Un jour avant que l'Office européen des brevets (OEB) ne tienne sa toute >première « journée d'information sur les brevets » au Parlement >européen, la FFII a distribué aux 732 députés une lettre exposant ses >opinions sur la manière de traiter la directive mouvementée sur les >brevets logiciels. Puisque le Parlement européen n'aura au mieux que >quatre mois pour conclure sa seconde lecture, si l'on devait contester >la manière dont le Conseil a agit lors de sa réunion du 7 mars, cela >devrait être conduit parallèlement au travail législatif. > > > >La procédure législative se poursuivra avec l'annonce officielle au >Parlement européen de la réception du texte du Conseil aux alentours du >7 avril. La commission des affaires juridiques du Parlement européen >finalisera probablement en juin son approche, dans laquelle elle pourra >conseiller d'amender ou de rejeter la directive. Le vote en session >plénière se tiendra en juillet. > > > >Si le Parlement européen se prononce une nouvelle fois fortement contre >les pratiques de l'OEB, imitant celles des Ãtats-Unis en accordant des >brevets logiciels, l'assemblée démocratique européenne en sortira avec >la plus forte position pour la phase de conciliation à la fin de la >procédure. En effet, à la fois la Commission et le Conseil sont divisés >en interne sur la question. Dans ce cas, la directive pourrait bien >aboutir en satisfaisant les principaux objectifs que la Commission avait >stipulés : une clarification et un coup d'arrêt aux brevets dans le >style des Ãtats-Unis sur les logiciels et les méthodes d'affaires. > > > >Au sujet du rejet, Hartmut Pilch, président de la FFII, remarque : > > > > Nous ne pouvons pas attendre du Parlement qu'il passe son temps dans > les profonds entrailles du droit des brevets. Dans une démocratie, > l'exécutif devrait faire la loi en conformité avec les demandes des > législateurs élus. Dans l'Union européenne le Parlement doit faire le > travail d'un exécutif récalcitrant et nous ne pouvons pas blamer les > eurodéputés, si à un certain moment ils disent tout bonnement « Non » > pour se simplifier la vie et se protéger de la pollution créée par des > fonctionnaires administratifs incompétents. Un Parlement qui peut dire > « Non » pourrait même être la meilleure chose que l'on puisse obtenir > dans la stucture actuelle de l'Union européenne. > > > >Bien qu'il soit préférable d'aboutir à une bonne directive plutôt qu'à >aucune directive, la prise de consience qui s'est faite sur ce sujet ne >s'éteindrait pas avec ce projet de directive et il existe d'autres >moyens de résoudre les problèmes des brevets logiciels. D'un autre côté, >une directive qui codifierait les pratiques actuelles de l'OEB >compromettrait ces approches alternatives. Il n'est pas souhaitable que >la Cour de justice de l'Union européenne soit l'autorité suprême si le >droit stipule que les brevets logiciels doivent être jugés applicables >de manière uniforme à travers toute l'Europe. > > > >Jonas Maebe, membre du bureau de la FFII, ajoute : > > > > Le lobbying de l'OEB auprès des reponsables politiques afin de > promouvoir les brevets logiciels ressemble quelque peu à un ministère > du logement faisant l'appologie de la distibution de davantage de > permis de construire. Nous espérons que notre lettre et ses annexes > sont à même de donner une information plus équilibrée que les slogans > simplistes de l'OEB, tels que « Idée + Brevet = Innovation ». Les > décisions en matière de politique économique ne doivent pas se baser > sur les affirmations sans fondement de l'OEB ni sur les plaidoyers > émotionnels de ses plus gros clients, mais sur des preuves économiques > et les aspirations des secteurs concernés pris dans leur intégralité. > > > >======================================================================== >Informations complémentaires >======================================================================== > > > >- Lettre distribuée aux eurodéputés : >http://www.ffii.org/~jmaebe/ep2r/ffiiltr050328en.pdf > >- Annexes à la lettre : >http://www.ffii.org/~jmaebe/ep2r/ffiiapp050328en.pdf > >- Amender la directive sur les brevets logiciels en 2005 : >http://wiki.ffii.org/Plen05En > >- Questions au Conseil sur ce qui s'est passé le 7 mars 2005 : >http://wiki.ffii.org/LtrFfiiCons050308Fr > >- Journée d'information de l'OEB au Parlement européen : >http://wiki.ffii.org/EpoEp050310En > > > >======================================================================== >URL permanente de ce communiqué >======================================================================== > >- http://www.ffii.fr/article140.html > >======================================================================== >Contacts >======================================================================== > > > >- Hartmut Pilch, président, bureau de Munich, [email protected], >+49-89-18979927 (allemand/anglais/français) > >- Erik Josefsson, permanent au bureau de Bruxelles, [email protected], >+46-707-696567 ou bureau de Strasbourg +32-485-83-21-26 >(suèdois/anglais) > >- Jonas Maebe, membre du bureau, [email protected], +32-485-36-96-45 >(néerlandais/anglais) > >- Gérald Sédrati-Dinet, vice-président et représentant en France, >[email protected], +33-6-60-56-36-45 (français/anglais) > > > >======================================================================== >à propos de la FFII -- http://www.ffii.fr/ >======================================================================== > > > >L'Association pour une infrastructure informationnelle libre (FFII) est >une association à but non lucratif enregistrée dans divers pays >européens, ayant pour objet de promouvoir les savoirs dans le domaine du >traitement des données. La FFII soutient le développement de biens >informationnels publics fondés sur les droits d'auteur, la libre >concurrence et les standards ouverts. Plus de 500 membres, 1 200 >sociétés et 80 000 supporters ont chargé la FFII de représenter >leurs intérêts dans le domaine de la législation sur les droits de >propriété attachés aux logiciels. > > > > >