Re: [MISC] [TECH] Problème VoLTE / IMS et tickets opérateur sur OnePlus

Jérôme Marteaux via frnog <[email protected]> Mon, 27 Jul 2026 20:49:09 +0200
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Message-ID <[email protected]>
Le 26/07/2026 à 12:21, Stéphane Rivière via frnog a écrit :
> 
>> C'est ce que dit Gaël Musquet depuis un moment, il a expérimenté les 
>> moyens radio d'urgence en Guadeloupe notamment.
> 
> Intéressant :)
> 
> Le contenu de l'article est très juste !
> 
> 
> Pour avoir habité en Guadeloupe puis surtout Martinique, il y a sur 
> place beaucoup de bonnes volontés motivées par les risques naturels 
> (tempêtes cycloniques, cyclones, tremblement de terre, volcanisme 
> explosif). Les radio amateurs ont une branche d'activité appelée 
> l'ADRASEC (Fédération nationale et associations départementales des 
> radioamateurs au service de la sécurité civile), capable de mobiliser 
> des radioamateurs pour les comms ou les services d'urgences. Les 
> associations départementales métropolitaines fonctionnent plus ou moins 
> bien, c'est selon les bonnes volontés locales et le comportement de la 
> préfecture.

Question: as-tu des exemples des moyens mis en œuvre ? Ca ressemble à
quoi ?

> 
> En Martinique, nous étions financés essentiellement par la DGAC 
> (aviation civile), avec obligation pour l'Agrume d'ouvrir ses mats et 
> shelters aux radioamateurs (si seulement ça pouvait être pareil en 
> métropole...). En conséquence de quoi on couvrait toute l'île, pourtant 
> montagneuse et tropicale avec les bonnes installations et fréquences, 
> nous assurions, en période cyclonique, les alertes météo quotidiennes 
> pour les navires sur une gamme d'onde appropriée (la Royale émettant 
> également, dans une bande peu pratique - plus basse -  et de plus faible 
> portée) et nous assurions la localisation des balises de détresse 
> aviation VHF, plus d'autres services.
> 
> Le fait d'être une île loin de tout avait changé la perspective d'emploi 
> des radioamateurs bénévoles, non plus vus comme des clowns gênants mais 
> comme des experts dévoués.
> 
> Les antillais (dont on ne parle pourtant que lorsqu'il faut les 
> stigmatiser) sont des gens sérieux et qui ont le sens de la communauté. 
> C'était donc un grand plaisir d'être dans cette association composée de 
> personnels de différentes origines et milieux et pourtant vraiment soudés.
> 
> Quand je suis rentré en métropole, j'ai vraiment senti la différence. Ça 
> dépend alors beaucoup du département et des gens en place.
> 
> 
> S'il faudrait voir les réseaux "mobiles" comme une "téléphonie sans fil 
> de masse" (pas d'offense) capable d'écouler des tonnes de communication, 
> parce qu'il y a plus de 70000 mats radios non secourus pour 85 millions 
> de SIM actives dans des bidules à écrans fragiles et batteries jamais 
> bien chargées. C'est une réussite extraordinaire. Ce réseau fait du 
> volume (et le fait bien), comme avant les centraux téléphoniques 
> temporels qui ont fait la téléphonie fixe moderne des années 80.
> 
> Toutefois, ni ce réseau, ni ses terminaux ne sont conçus pour les 
> communications d'urgence. Ni ses fréquences, ni son maillage, ni son 
> absence de sécurisation fonctionnelle ne sont adaptés aux usages de la 
> protection des citoyens.
> 
> Mais les politiques locaux et autres lécheurs de préfecture veulent voir 
> des images en live des interventions, bien au chaud au QG de la préf ou 
> au COG (GN) ou CIC (PN), en mode 'Minority Report' donc la LTE s'impose 
> avec, par exemple, mais pas que, l'application pour smartphone 'PC 
> STORM' et la déjà célèbre 'poire' dentbleue, ayant sa propre 
> alimentation (mais si... ça va bien se passer) qui sert de micro déporté 
> (entre autres) aux personnels de terrain.
> 
> Un exemple de ce solutionnisme technologique, centré sur la PPP, le 
> document est assez ancien (plus de 5 ans) mais révélateur de la 
> mentalité 'Parisienne' (pas d’offense à nouveau, je suis né à Paname), 
> très éloignée des contingences provinciales : https:// 
> www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/sites/default/files/Documents/ 
> Liaisons_125_Police_2.0.pdf - Vous constaterez l'infinie débauche de 
> moyens, eu égard aux quelques Canadairs qui ne sont pas commandés depuis 
> une décennie pour le reste du pays, sans compter des moyens terrestres 
> toujours en dessous du nécessaire pour les pompiers...
> 
> Un autre exemple, assez frappant, car cette leçon n'a visiblement pas 
> servie, est la réalité du réseau actuel INPT (Acropol /Antarès), qui 
> représentait déjà une dégradation sensible des communications de secours 
> par rapport au système historique analogique des années 90 : http:// 
> www.suptraining.fr/pdf/r15-3651.pdf
> 
> Un rapport sénatorial au vitriol, il y a 10 ans. Un système coûteux, 
> couvrant mal et peu fiable, mal dérivé du Rubis de la Gendarmerie, ayant 
> entraîné des morts chez les pompiers (défaut de communication en feux de 
> forêts) et autres absurdités d'une inadéquation entre le produit et la 
> réalité et une absence de communication entre les décideurs et les 
> utilisateurs.

Est-ce qu'on peut imaginer que le déploiement de ce RRF se fasse sur des
mats d'opérateurs ce qui leur demanderait d'améliorer la résilience de
tous les réseaux mobiles (éléc et FH) ?
Est-il envisageable que lorsque les mats au sol soient HS est-il
possible qu'un moyen aérien soit utilisé ?


Jérôme
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Jérôme Marteaux


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