Re: Hommage à Sébastien BRIAT tué le 7 novembre 2004 par un train de déchets nucléai res
Plyd <[email protected]>
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Pour ceux qui veulent comprendre la PàS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Pages_à_supprimer/Sébastien_Briat Il y a eu 23 conserver, 41 supprimer et 7 renommer. "les admins" n'ont pas été les seuls à voter. Je trouve ton commentaire dénigrant les admins de Wikipédia particulièrement déplacé, alors même que tu sais bien que les admins n'ont pas eu plus d'influence que les autres sur la question. Plyd qui n'a pas participé à la PàS 2009/11/8 Yann Forget <[email protected]>: > Bonjour, > > Ceci est pour rappeler que des admins de Wikipédia ont supprimé un > article sur Sébastien Briat, essentiellement pour des raisons > politiques, alors que le sujet remplit certainement les critères de > notabilité. L'article existe dans Wikipédia en allemand, et existait en > anglais, alors qu'il s'agit d'un événement ayant en France. > > Cordialement, > > Yann > > ==== > Café "Repaire" Metz 7.11.09 > http://cafe.repaire.metz.over-blog.org/article-hommage-a-sebastien-briat-tue-le-7-novembre-2004-par-un-train-de-dechets-nucleaires-38934118.html > > > Hommage à Sébastien BRIAT tué le 7 novembre 2004 par un train de déchets > nucléaires > > Le 7 novembre 2004, Sébastien, 22 ans, est mort à Avricourt, en > Lorraine, renversé par la locomotive d’un convoi de déchets nucléaires > partant vers l’Allemagne. La mort de ce jeune plein d’ardeur ne doit pas > passer pour lettre morte. L’appel de Sébastien à refuser l’industrie > nucléaire et ses déchets éternels dangereux pour les générations futures > doit être entendu. > > ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ > > Bichon est mort pour ses convictions > Quelques semaines auparavant il s’était décidé avec plusieurs d’entre > nous à agir pour rendre publique la vulnérabilité d’un tel convoi. Le > fait qu’il soit mort ne doit pas faire oublier que cette action était > non violente, réfléchie et volontaire. > Contrairement à ce que ce drame peut laisser transparaître, en aucun cas > notre acte était irresponsable et désespéré. Notre engagement est le > fruit de convictions profondes quant au danger certain et réel que > représente le nucléaire depuis trop longtemps. Cette action était > parfaitement planifiée, collectivement, incluant des repérages précis > des lieux, et en respectant des procédures d’arrêt éprouvées. Nous > avions longuement envisagé toutes les possibilités y compris un non > arrêt du convoi. Placés en sortie de courbe, nous pouvions être amenés à > quitter les rails très rapidement, du fait d’une visibilité réduite. > Nous étions quatre couchés sur les voies ayant chacun un bras passé de > part et d’autre d’un tube d’acier glissé sous le rail extérieur de la > voie permettant ainsi un départ d’urgence plus rapide. En aucun cas nous > n’étions cadenassés et nous avions la possibilité de nous dégager > rapidement de ces tubes. > > Malheureusement l’équipe chargée de stopper le train 1500m en amont n’a > pas pu agir. L’hélicoptère de surveillance précédent en permanence le > convoi était absent, « parti se ravitailler en kérosène » ; or cette > équipe comptait essentiellement sur sa présence qui signalait l’arrivée > du train. Enfin, conformément à ce qui était convenu les stoppeurs ont > renoncé à arrêter le convoi car il était accompagné de véhicules de > gendarmerie le précédent à vive allure sur le chemin les séparant de la > voie. > > Le convoi est donc arrivé à « 98 km/h » selon le procureur n’ayant pu > être arrêté par les militants ni averti par l’hélicoptère. Ces multiples > causes réunies nous mettaient en danger. De ce fait, les personnes > couchées sur les rails n’ont bénéficié que de très peu de temps pour > s’apercevoir que le train n’avait pas été stoppé et par conséquent > n’avait pas réduit son allure. Nous nous étions entraînés à une > évacuation d’urgence de l’ordre de quelques secondes. Sébastien à été > percuté alors qu’il quittait les rails, et en aucun cas, son bras n’est > resté bloqué à l’intérieur du tube. La vitesse de l’événement nous a > dépassé et personne parmi nous n’a eu le temps de lui venir en aide. > > Avant que cela n’arrive, nous sommes restés dix heures de suite cachés > en lisière de bois à trente mètres de la voie, gelés et ankylosés par le > froid. Durant cette attente, nous n’avons pas été détecté par le > dispositif de sécurité, ni les guetteurs postés à une quinzaine de > kilomètres du lieu du blocage et chargés de nous prévenir de l’arrivée > du train, ni les stoppeurs chargés de l’arrêter, ni les bloqueurs qui > avaient préalablement installé les deux tubes sous le rail aux environs > de cinq heures du matin. Il est clair que la part de responsabilité de > chaque protagoniste doit être établie. Y compris la nôtre. > > Pour l’heure nous sommes face à l’un des pires moments de notre > existence. Malgré ce que beaucoup de personnes peuvent penser nous > avions des raisons certaines d’être là. En premier lieu la sauvegarde de > la planète, dont nous assistons au déclin d’années en années, mais > également le rejet de cet État monolithique refusant toute remise en > question. Nous n’avons pas décidé d’arrêter ce train par immaturité ou > par goût de l’aventure, mais parce que dans ce pays, il faut en arriver > là pour qu’une question de fond, enfin, entre dans le magasin de porcelaine. > > Sébastien est mort par accident, il ne l’a pas choisi, personne ne l’a > souhaité. Il n’est pas mort au volant en rentrant ivre de discothèque, > mais en agissant pour faire entendre ses convictions. Et c’est sans > conteste pour cela que son décès ne sera jamais, pour nous, un fait divers. > > Face à une situation où nous étions si perdus, nous n’imaginions pas > recevoir tant de soutien. Nous remercions particulièrement amis et > parents, de nombreuses associations, mais également les milliers > d’anonymes allemands et français ayant organisé des manifestations et > des commémorations en sa mémoire. L’ampleur de la solidarité nous > dépasse autant qu’elle nous touche. Le plus important, nous semble de > pleurer un frère et de soutenir sa famille et non d’instrumentaliser son > image. Bichon était certes à la recherche d’un monde moins fou, mais > avant tout un jeune homme rempli de joie de vivre, d’énergie et amoureux > des gens. Ce texte n’est ni une confession, ni une agression, nous > voulons seulement par celui-ci rétablir la vérité des faits. > > Ses compagnes et compagnons de route > -- > http://www.non-violence.org/ | Site collaboratif sur la non-violence > http://www.forget-me.net/ | Alternatives sur le Net > http://fr.wikisource.org/ | Bibliothèque libre > http://wikilivres.info | Documents libres > > _______________________________________________ > Liste de diffusion WikiFR-L ([email protected]) > Gestion de votre abonnement sur https://lists.wikimedia.org/mailman/listinfo/wikifr-l > Accessible en destinataire principal uniquement _______________________________________________ Liste de diffusion WikiFR-L ([email protected]) Gestion de votre abonnement sur https://lists.wikimedia.org/mailman/listinfo/wikifr-l Accessible en destinataire principal uniquement