INFO : Web 2.0 : mythes et realites

[email protected] Fri, 2 Dec 2005 12:02:35 +0100 (CET)
Newsgroups gmane.text.xml.french.general
Message-ID <[email protected]>
Web 2.0 : mythe et realite

Le Web 2.0 represente une avancee dans l'utilisation des technologies=20
sur le Web. Essayons de demeler la realite des mythes qui accompagnent=20
le dernier sujet a la mode.

Eric van der Vlist=A0 , Dyomedea ( [email protected] ).
---------------
Retrouvez cet article en ligne
(http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001).

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mailto:[email protected]?subject=3DRe:%20INFO%20:%20Web%202.0%20:%20myt=
hes%20et%20realites%20
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Note
J'ai utilise une version preliminaire de cet article comme trame de mon=20
intervention du 1er decembre 2005 a sparklingPoint [1] .

La version qui est publiee ici a ete tres largement enrichie, dans un=20
esprit tres =AB Web 2.0 =BB, des commentaires recueillis a l'issue de cet=
te=20
presentation ainsi que de ceux exprimes par l'equipe de redaction de=20
XMLfr .

Definition
La premiere difficulte lorsque l'on s'interesse au Web 2.0 est de=20
cerner son contour.

S'il est facile de dire si une application ou un document est XML (il=20
faut et il suffit pour cela qu'il soit conforme a la recommandation XML=20
1.0 ou 1.1), il est beaucoup plus difficile de dire si une page web est=20
Web 2.0 .

Le Web 2.0 n'est pas un standard mais plutot une serie de principes=20
d'utilisation de technologies existantes. Il est a ce titre comparable=20
a REST [2] (Representational State Transfer) qui est egalement une=20
serie de principes d'utilisation de technologies existantes.

Mais, me direz-vous, il est facile de dire si une application est=20
conforme a REST , pourquoi n'en est-il pas de meme du Web 2.0 ?

REST est un concept clairement defini dans un document unique, la these=20
[3] de son inventeur, Roy=A0 =A0 Fielding=A0 , qui en decrit precisement =
les=20
principes.

Le Web 2.0 est au contraire un concept flou qui regroupe un certain=20
nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre definition=20
comme on peut le constater devant la foison d'articles decrivant =AB ce=20
qu'est le Web 2.0 =BB.

Si, pour fixer les idees, il nous faut nous definir le Web 2.0 , je=20
retiendrai deux definitions.

La premiere est celle de [4] Wikipedia [5] :

"Web 2.0 est un terme souvent utilise pour designer ce qui est percu=20
comme une transition importante du World Wide Web [6] , passant d'une=20
collection de sites web [7] a une plateforme [8] informatique a part=20
entiere, fournissant des applications web [9] aux utilisateurs. Les=20
defenseurs de ce point de vue soutiennent que les services du Web 2.0=20
remplaceront progressivement les applications de bureau=20
traditionnelles."

Wikipedia nous renseigne egalement sur l'origine du terme :

"Le terme a ete invente par Dale=A0 =A0 Dougherty=A0 de la societe O'Reil=
ly=20
[10] _Media [11] lors d'un brainstorming [12] avec Craig Cline=A0 de=20
MediaLive pour developper des idees pour une conference conjointe. Il a=20
suggere que le Web etait dans une periode de renaissance, avec un=20
changement de regles et une evolution des business model [13] ."

Avant de poursuivre avec des exemples illustrant la difference entre =AB=20
Web 1.0 =BB et Web 2.0 :

"DoubleClick [14] , c'etait le Web 1.0 ; Google AdSense [15] , c'est le=20
Web 2.0. Ofoto [16] , c'etait le Web 1.0 ; Flickr [17] , c'est le Web=20
2.0."

Google qui a lance AdSense en 2003 faisait donc du Web 2.0 sans le=20
savoir avant que le terme ne soit invente en aout 2004!

Volet technique
Une des caracteristiques du Web 2.0 est d'etre accessible a toutes les=20
versions relativement recentes des navigateurs actuels, ce qui faisait=20
dire a Mike Shaver dans sa presentation d'ouverture [18] de XTech 2005=20
que "le Web 2.0 n'est pas un =AB big bang =BB mais une succession de =AB=20
small bangs =BB" .

Bride par le parc de navigateurs installes, le Web 2.0 s'appuie donc=20
sur des technologies que l'on peut qualifier sans risques de =AB mures =BB=
=20
:

- HTML (ou XHTML se faisant passer pour du HTML puisque Internet=20
  Explorer n'accepte pas de documents XHTML se declarant comme tels)=20
  dont la derniere version date de decembre 1999.
- Un sous ensemble de CSS 2.0 supporte par Internet Explorer (la=20
  recommandation CSS 2.0 a ete publiee en mai 1998).
- Javascript (introduit par Netscape dans son navigateur en 1995).
- XML (recommandation publiee en 1998).
- Syndication Atom ou RSS ( RSS a ete cree par Netscape en 1999).
- Protocole HTTP (la derniere version de HTTP a ete publiee en 1999).
- Identifiants universels URI (publies en 1998)
- REST (these publiee en 2000)
- Services web (les premieres API XML-RPC pour Javascript ont ete=20
  publiees en 2000).
L'utilisation de XML sur HTTP en mode asynchrone en Javascript s'est vu=20
decerner le nom de =AB Ajax =BB.

Le Web 2.0 est donc l'appropriation par les developpeurs web de=20
technologies agees de cinq a dix ans pour apporter une ergonomie=20
differente a leurs utilisateurs : si c'est une revolution, c'est une=20
revolution dans l'utilisation des technologies et non une revolution=20
des technologies elles-memes.

Applications de bureau
Ces technologies deja anciennes peuvent-elles vraiment permettre de=20
remplacer les applications de bureau? Peut-on imaginer de replacer MS=20
Office par une application Javascript s'executant dans un navigateur?

A niveau de fonctionnalites equivalent, cela semble peu probable, mais=20
les utilisateurs utilisent ils vraiment ces fonctionnalites?

On evoque souvent la regle des 80/20 selon laquelle 80% des=20
fonctionnalites d'une application consommeraient 20% des ressources de=20
developpement et une application =AB raisonnable =BB devrait donner la=20
priorite a ces 80% de fonctionnalites.

En ce qui concerne les applications bureautiques, il y a bien longtemps=20
que nous avons depasse ce point pour inventer une nouvelle regle des=20
80/20 : 80% des utilisateurs utilisent moins de 20% des=20
fonctionnalites.

Une application Web 2.0 qui applique la =AB vraie =BB regle des 80/20 en=20
ciblant une population ou une utilisation particuliere constitue une=20
concurrence serieuse pour les applications de bureau tout en restant a=20
la portee des technologies actuelles.

C'est le cas d'applications comme Google Maps ou des applications de=20
saisie de texte wysiwyg que l'on voit se developper sur le Web.

A cela s'ajoute l' attrait des applications gerant le stockage de nos=20
donnees comme c'est le cas de Gmail , Flickr , del.icio.us ou autres=20
LinkedIn : ces applications dechargent les utilisateurs de=20
l'administration technique de leurs donnees et permettent un acces en=20
mode nomade a partir de n'importe quel poste de travail.

Ce qui est vu aujourd'hui comme un avantage determinant pour la gestion=20
des courriels, photos, signets ou carnet d'adresse pourrait bien etre=20
vu demain comme un avantage tout aussi determinant pour la gestion des=20
documents bureautiques, ce qui condamnerait de fait l'utilisation des=20
applications bureautiques telles que nous les connaissons aujourd'hui.

Volet social
Si la version francaise de la definition de Wikipedia a le merite=20
d'etre concise, elle a l'inconvenient d'etre un peu ancienne et=20
d'ignorer le volet social du Web 2.0 , developpe par Tim O'Reilly=A0 lors=
=20
de la deuxieme conference Web 2.0 en octobre 2005.

Completant les exemples de sites ou concepts Web 1.0 / Web 2.0 , la=20
version anglaise [19] donne les exemples suivants :

"Britannica Online [20] / Wikipedia [21] , sites personnels / blogging=20
[22] , content management systems [23] / wikis [24] , directories=20
(taxonomy [25] ) / tagging ("folksonomy [26] ")"

Ces exemples sont interessant dans la mesure ou Wikipedia , les blogs,=20
les wikis ou les systemes de =AB tagging =BB utilisent generalement tres=20
peu des technologies citees comme etant celles du Web 2.0 .

Ils illustrent ce que Paul Graham=A0 n'hesite pas a appeler [27] le=20
principe de =AB democratie =BB du Web 2.0 .

Ce principe de democratie n'est rien d'autre que la reconnaissance du=20
fait que le reseau Internet tirera tout son potentiel du reseau humain=20
forme par ses utilisateurs. Au reseau technique doit donc se superposer=20
un reseau humain et ce reseau humain doit participer a l'elaboration de=20
son contenu.

Ce n'est pas non plus une decouverte puisqu'en 2000 Edd Dumbill=A0=20
lancait deja WriteTheWeb [28] , un site d'information destine a=20
encourager un web accessible en lecture et ecriture qui remarquait que=20
"le courant s'inversait" et que le web n'etait plus a sens unique.

Cet effet reseau etait egalement le fil conducteur de la seance=20
pleniere d'ouverture [29] de Tim O'Reilly=A0 a la conference OSCON 2004,=20
un an avant de devenir le volet social du Web 2.0 .

L'autre definition
Avec un volet technique et un volet social, le Web 2.0 ne risque t-il=20
pas d'apparaitre quelque peu depareille et de ressembler a un=20
rassemblement heteroclite de nouveautes?

Si ces deux volets avaient ete introduits dans l'ordre inverse, on=20
pourrait voir dans le volet technique une consequence du volet social,=20
le caractere collaboratif des applications Web 2.0 justifiant le=20
recours a des technologies favorisant plus d' interactivite.

Cette analyse a posteriori exclurait du Web 2.0 des sites comme Google=20
Maps generalement consideres comme l'exemple type du Web 2.0 .

Paul Graham=A0 tente de concilier ces deux volets en proposant la=20
deuxieme definition que je retiendrai ici :

"Le Web 2.0 c'est utiliser le web comme il a ete concu pour etre=20
utilise. Les =AB tendances =BB que nous distinguons sont simplement la=20
nature inherente du web qui emerge des mauvaises pratiques qui lui ont=20
ete imposees pendant la bulle [Internet]"

Cette nouvelle definition du Web 2.0 n'est pas sans rappeler d'autres=20
grands =AB buzzwords =BB et slogans lies a Internet :

- La devise du W3C est =AB Leading the Web to Its Full Potential... =BB c=
e=20
  que l'on pourrait traduire par =AB tirer du Web tout son potentiel =BB.=
=20
  Ironiquement, le Web 2.0 se fait pour le moment sans le W3C avec des=20
  technologies dont une grande partie est specifiee par le W3C et il=20
  est tentant de voir dans la creation recente d'une activite =AB clients=
=20
  lourds =BB [30] une tentative rejoindre un train en marche.
- Les Services Web sont une tentative pour rendre le web accessible aux=20
  applications, ce qu'il aurait toujours du etre.
- Le Web Semantique , grand absent du Web 2.0 , est pourtant le Web 2.0=20
  vu par le createur du Web 1.0.
- REST est la description des interactions techniques entre clients et=20
  serveurs telles qu'elles doivent etre pour etre efficace sur le web.
- XML est une adaptation de SGML pour faciliter l'echange de documents=20
  sur le web, ce qui aurait du etre possible depuis le debut ( HTTP a=20
  ete concu avec cette preoccupation).
- ...
Ici encore, le Web 2.0 s'inscrit dans la continuite des =AB little big=20
bangs =BB du web qui l'ont precede.

Ecueils techniques
Continuite ne veut cependant pas toujours dire =AB derivabilite =BB et le=
s=20
evolutions informatiques sont marquees par des changements de priorites=20
provocant de brusques changement de direction.

C'est souvent le choix de ces priorites qui determine le succes d'une=20
technologie et si les applications web ont balaye les applications=20
client/serveur des annees 90, c'est parce que leurs priorites etaient=20
mieux adaptees aux besoins de l'epoque.

Les priorites des applications client/serveur etaient :

- la rapidite des interactions,
- la qualite des interfaces utilisateurs,
- la fiabilite en mode transactionnel
- la securite.
Elles ont ete balayees par des applications dont les priorites sont :

- le respect de standards ouverts,
- un systeme d'adressage universel,
- le caractere =AB universel =BB : on peut acceder a toute application a=20
  partir de n'importe ou,
- la tolerance aux pannes : un serveur ou un site peut s'arreter de=20
  fonctionner sans consequences globales,
- une architecture permettant la tenue en charge des applications,
- une interface utilisateur relativement coherente permettant le=20
  partage au moyen des URI s.
Le Web 2.0 reprend a son compte certaines priorites des applications=20
client/serveur et, pour que cela ne constitue pas un retour en arriere,=20
il faut veiller a ce qu'il respecte les principes et priorites du Web=20
1.0.

Cote technique, cela peut se resumer dans le respects des principes=20
REST entre le navigateur (et les scripts Javascript qu'il heberge) et=20
le serveur web.

Ecueils ergonomiques
Le volet utilisateur peut s'averer plus delicat.

Les applications Web 2.0 s'executant dans un navigateur web, il est en=20
effet important que les utilisateurs conservent leurs reperes notamment=20
en ce qui concerne les URI s et l'utilisation des boutons =AB page=20
precedente =BB et =AB page suivante =BB.

Souvent presente comme un precurseur du Web 2.0 , le moteur de=20
recherche Google n'en est pas moins remarquablement =AB Web 1.0 =BB... Il=
=20
est pourtant facile d'imaginer ce que pourrait etre la version =AB 100%=20
Web 2.0 =BB d'un moteur de recherche.

Ce moteur aurait un champ de saisie similaire a celui du Google actuel,=20
avec un mecanisme de suggestion de mots cles comme celui du service=20
beta =AB Google suggest [31] =BB. Lorsque l'on enverrait une recherche, l=
a=20
page resterait fixe, la requete envoyee via HTTP de maniere asynchrone=20
et le contenu serait rafraichi de maniere fluide et rapide.

Les inconvenients d'une implementation naive de ce scenario seraient=20
nombreux :

- l' URI resterait la meme dans la barre d'adresse, qu'on ne pourrait=20
  donc pas copier cette URI pour l'envoyer a un ami ou la mettre dans=20
  ses favoris,
- les boutons =AB page precedente =BB et =AB page suivante =BB ne=20
  fonctionnerait pas comme l'utilisateur s'y attendrait,
- ces pages de resultats de recherche ne seraient pas accessibles aux=20
  robots des autres moteurs de recherche.
Le developpeur de cette application Web 2.0 devra donc s'attacher a=20
utiliser les technologies du Web 2.0 avec moderation et lorsqu'il le=20
fait, a contourner ce type de problemes pour que son application soit=20
et demeure une application web.

Tomber dans ces ecueils serait d'autant plus prejudiciable au Web 2.0=20
que nous avons vu que ce sont precisement des considerations=20
ergonomiques qui justifient cette mutation pour rendre le web plus=20
convivial!

Developpement
Le dernier point sur lequel il faut rester vigilant lorsque l'on=20
envisage de developper une application Web 2.0 concerne les outils de=20
developpement.

Meme si tous les editeurs de logiciels annoncent actuellement des=20
outils de developpement pour Ajax qui permettront peut-etre de masquer=20
cette complexite, le Web 2.0 se traduit par le developpement de scripts=20
Javascript complexes et pouvant poser des problemes de compatibilite=20
entre navigateurs.

On se retrouve a ce niveau une dizaine d'annees en arriere, avant meme=20
l'invention des =AB 4GL =BB et l'introduction de langages permettant de=20
definir des interfaces utilisateurs de maniere declarative.

Une maniere d'eviter ce retour en arriere est d'utiliser un =AB framework=
=20
=BB gerant les interactions Ajax et, a cote du tres mediatique =AB Ruby o=
n=20
rails =BB, les frameworks de publication Web proposent maintenant des=20
extensions Web 2.0 .

C'est le cas de Cocoon dont la toute nouvelle version 2.1.8 supporte=20
Ajax mais egalement de Orbeon PresentationServer qui integre dans sa=20
version 3.0 une utilisation totalement transparente d' Ajax dans son=20
support de XForms .

Cette fonctionnalite permet de definir les interfaces utilisateur au=20
moyen de formulaires XForms standards (sans ecrire une ligne de=20
Javascript ) et de les deployer sur des navigateurs actuels (ne gerant=20
pas XForms ), le systeme utilisant Ajax pour communiquer entre le=20
navigateur et le serveur.

Publiee en octobre 2003, la recommandation XForms 1.0 n'a que deux ans.=20
Elle est donc sans doute un peu jeune pour figurer dans la galerie des=20
technologies du Web 2.0 ...

Orbeon PresentationServer permet d'utiliser XForms de maniere detournee=20
en attendant qu'elle atteigne l'age de rejoindre officiellement le Web=20
2.0 .

Modele economique
Et le modele economique dans tout cela?

La definition de Paul Graham=A0 pour qui le Web 2.0 est un web debarrasse=
=20
des scories de la bulle internet est d'autant plus interessante que=20
certains analystes parlent deja d'une =AB bulle Web 2.0 =BB.

C'est le cas de Rob Hof=A0 de Business Week qui deploie une argumentation=
=20
[32] a deux niveaux.

1) Les couts de lancement d'une startup Internet n'ont jamais ete aussi=20
bas, ce que Joe Kraus=A0 ( JotSpot ) explique [33] de la maniere suivante=
=20
:

- les ordinateurs sont bon marche,
- les logiciels d'infrastructure sont gratuits,
- la main d' oeuvre est globale,
- le marketing Internet est tres efficace pour les marches de niche.
2) Si les montants investis pas les societes de capital risque n'ont=20
pas progresse lors des derniers mois, la baisse des couts de lancement=20
signifie que le nombre de projets finances a nettement augmente. De=20
plus, cette baisse de cout met le financement de startup a la portee=20
d'investisseurs occasionnels non recenses dans les statistiques.

Rob Hof=A0 remarque egalement que de nombreuses startups du Web 2.0 ne=20
sont creees que pour etre vendues a court terme, sans chercher a=20
proposer aucun modele economique viable.

Constituee d'une multitude de bulles plus fines que celle de la =AB bulle=
=20
Internet =BB, une =AB bulle Web 2.0 =BB semble belle et bien etre en=20
preparation.

En matiere economique comme en matiere technique la regle d'or du Web=20
2.0 est donc de ne pas oublier les enseignements du Web 1.0.

L'ere du data lock in
S'il faut un modele economique viable pour le Web 2.0 quel peut-il=20
etre?

Une des reponses a cette question se trouve dans la presentation de Tim=20
O'Reilly=A0 a la conference OSCON 2004 que j'ai deja mentionne.

Commentant l'evolution de l'informatique depuis ses origines, Tim=20
O'Reilly=A0 fait le constat que nous sommes progressivement passes d'une=20
ere du =AB hardware lock in =BB ou l'informatique etait verrouillee par l=
es=20
constructeurs d'ordinateurs a une ere de =AB software lock in =BB ou les=20
editeurs de logiciels faisaient la loi pour entrer avec Internet dans=20
une l'ere du =AB data lock in =BB.

Dans cette nouvelle ere, illustree par le succes de sites comme Google=20
, Amazon , ou eBay , ce sont les entreprises qui detiennent le plus de=20
donnees qui menent le jeu et leur principal patrimoine est constitue du=20
contenu donne ou prete gratuitement par leurs utilisateurs.

Lorsque vous confiez la gestion de vos mails a Google , que vous=20
publiez un commentaire ou faites un simple achat sur Amazon , que vous=20
confiez vos photos a Flickr ou vos signets a del.icio.us , vous vous=20
liez a ce site de maniere d'autant plus durable qu'il ne vous propose=20
generalement pas de moyen simple de recuperer vos donnees et vous=20
echangez un service contre un enrichissement des donnees qu'il gere.

De nombreuses voix s'elevent pour denoncer la =AB fausse liberte [34] =BB=
=20
offerte par le Web 2.0 face a laquelle les utilisateurs doivent rester=20
vigilants :

- en n'echangeant leurs donnees que contre des services reels,
- en examinant les conditions d'utilisation des sites pour connaitre=20
  les droits qu'ils cedent en echange de ces services,
- en exigeant des moyens techniques qui leur permettent de recuperer=20
  ces donnees en s'appuyant sur des standards ouverts.
Mais encore?
Que faut-il retenir de tout cela?

Le Web 2.0 est avant tout un terme un peu vague qui regroupe le web tel=20
qu'il se dessine en ce moment meme.

Comme toute evolution, il comporte une part de risques techniques,=20
ergonomiques, financiers et de protection de la vie privee.

Au dela de l'aspect marketing du terme qui irrite les puristes, il=20
traduit un formidable bouillonnement d'idees, de pratiques et de=20
nouvelles utilisations.

Le fait meme que son contour soit encore flou montre que tout est=20
encore ouvert et que le web continue a faire la part belle aux=20
initiatives personnelles.

Le message du Web 2.0 est un message d'espoir.

References
Sur le web
- Definitions du Web 2.0 par Wikipedia [en francais [35] ] [en anglais=20
  [36] ]
- Le Web 2.0 vu par Paul Graham [37] (en anglais)
- These de Roy Fielding [38] (en anglais)
- Analyse de Rob Hof [39] (en anglais)
- Une fausse liberte [40] par Francois Joseph de Kermadec [41] (en=20
  anglais)
Et sur XMLfr
- Le W3C annonce deux nouveaux groupes pour les clients Web riches [42]=20
  (breve)
- Qu'est-ce que le Web 2.0? [43] (breve)
- Orbeon met de l'Ajax dans PresentationServer [44] (article)
- Sortie de Cocoon 2.1.8 [45] (breve)
Copyright 2005, Eric van der Vlist

---------------------------------------------------------
References:
[1] http://duperrier.com/sparklingpoint/networking.html#web2.0
[2]=20
http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/rest_arch_style.htm
[3] http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/top.htm
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[6] http://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web
[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_Web
[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Plateforme
[9]=20
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=3DApplications_web&action=3Dedi=
t
[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/O%27Reilly_Media
[11] http://fr.wikipedia.org/wiki/O%27Reilly_Media
[12] http://fr.wikipedia.org/wiki/Brainstorming
[13] http://fr.wikipedia.org/wiki/Business_model
[14] http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=3DDoubleClick&action=3Dedi=
t
[15] http://fr.wikipedia.org/wiki/AdSense
[16] http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=3DOfoto&action=3Dedit
[17] http://fr.wikipedia.org/wiki/Flickr
[18] http://xmlfr.org/actualites/tech/050531-0001#N117
[19] http://en.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[20]=20
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it
[21] http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia
[22] http://en.wikipedia.org/wiki/Blogging
[23] http://en.wikipedia.org/wiki/Content_management_system
[24] http://en.wikipedia.org/wiki/Wiki
[25] http://en.wikipedia.org/wiki/Taxonomy
[26] http://en.wikipedia.org/wiki/Folksonomy
[27] http://www.paulgraham.com/web20.html
[28] http://writetheweb.com/about/
[29] http://conferences.oreillynet.com/cs/os2004/view/e_sess/5515
[30] http://www.w3.org/2006/rwc/
[31] http://www.google.com/webhp?complete=3D1&hl=3Den
[32]=20
http://www.businessweek.com/the_thread/techbeat/archives/2005/10/no_web_2=
0_bubbl.html
[33] http://bnoopy.typepad.com/bnoopy/2005/06/its_a_great_tim.html
[34] http://www.oreillynet.com/lpt/wlg/7977
[35] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[36] http://en.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[37] http://www.paulgraham.com/web20.html
[38] http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/top.htm
[39]=20
http://www.businessweek.com/the_thread/techbeat/archives/2005/10/no_web_2=
0_bubbl.html
[40] http://www.oreillynet.com/lpt/wlg/7977
[41] http://www.oreillynet.com/pub/au/1339
[42] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-11-16#T12:00:03:567
[43] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-09-30#T16:10:53:877
[44] http://xmlfr.org/actualites/decid/050728-0001
[45] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-11-21#T14:51:19:371
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(http://4xt.org/downloads/examples/outputhandlers/formatedtext/).