BMCR 2009.04.48Paturet on Brisson, Le sexe incertain: androgynie et hermaphrodisme dans l'Antiquité gré co-romaine (1st edition 1997). Vérité des Mythes

Bryn Mawr Classical Review <[email protected]> Thu, 16 Apr 2009 14:08:17 -0400 (EDT)
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Luc Brisson, Le sexe incertain: androgynie et hermaphrodisme dans
l'Antiquite/ gre/co-romaine (1st edition 1997). Ve/rite/ des Mythes.
Paris:  Les Belles Lettres, 2008.  Pp. 182.  ISBN 9782251324456.  [euro
]21.00 (pb).

Reviewed by Arnaud Paturet, Universite/ d'Auvergne
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Word count:  2365 words
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D'apparence et d'e/paisseur modestes, la nouvelle e/dition du livre de
L. Brisson se re/ve\le un ouvrage passionnant consacre/ a\ un the\me
qui ne l'est pas moins. L'anormalite/ physique et les monstra ont e/te/
l'objet d'une copieuse litte/rature de la part des historiens de
l'Antiquite/ mais assez peu d'expose/s doctrinaux se sont focalise/s
sur le proble\me de l'androgynie. En ceci, le pre/sent ouvrage
constitue donc un comple/ment pre/cieux. En de/pit d'un titre tre\s
ge/ne/ral, l'auteur ne pre/tend pas pre/senter une monographie
exhaustive sur la question de l'hermaphrodisme antique mais davantage
une synthe\se de recherches mene/es entre 1972 et les anne/es 90, qui
avaient de/ja\ fait l'objet de publications (cf. p. 133 pour la liste
de ces dernie\res). Ces travaux avaient au de/part pour point d'ancrage
la lecture du Banquet de Platon et de ses interpre\tes
ne/oplatoniciens. L'enque^te accorde ainsi, au de/triment de ce qui
pouvait s'observer dans le monde re/el, une part pre/ponde/rante au
rapport entretenu entre la bisexualite/, entendue comme possession
simultane/e ou successive des deux organes sexuels, et la mythologie
gre/co-romaine dont L. Brisson, spe/cialiste de la philosophie et de la
religion grecques, est un fin connaisseur. Partant du principe que le
contraste entre le ma^le et la femelle s'infiltre dans toutes les
oppositions fondamentales qui structurent les domaines de l'imaginaire
humain, il a voulu e/tudier les moments ou\ cette divergence est
transgresse/e dans les te/moignages litte/raires antiques.[[1]] Trois
domaines majeurs sont a\ distinguer dans les sources retenues. D'abord
celui de l'origine qui voit l'apparition des premiers individus d'une
espe\ce (dieux, hommes ou animaux) dote/s des deux sexes dans une forme
d'indistinction primordiale. Vient ensuite la sphe\re de la
communication des mondes se/pare/s : les interme/diaires e/tablissant
un contact entre les hommes et les dieux ou les morts sont souvent des
e^tres bisexue/s qui ont un statut de me/diateur. Enfin, une dernie\re
cate/gorie concerne les traces relatives au bon usage de la sexualite/
dans la socie/te/, envisage/es notamment du point de vue du ro^le
de/volu a\ chaque protagoniste. En matie\re d'organisation, le plan
choisi n'est pas diachronique et ne se/pare pas les mondes grecs et
romains, ce qui peut parai^tre de/routant au premier abord,[[2]] mais
n'entrave finalement en rien la cohe/sion de l'ensemble que l'auteur
s'est attache/ a\ pre/server. Me^me si chaque dossier traite/ peut
s'envisager de manie\re presque inde/pendante, L. Brisson prend soin de
les relier entre eux par de bre\ves conclusions et introductions
interme/diaires qui permettent au lecteur de suivre facilement les
grandes lignes de l'expose/ et de ne pas perdre le fil de la
de/monstration.

Le livre se compose d'une introduction ge/ne/rale (p. 9-12) qui relate
les enjeux de la bisexualite/ comme de/passement du crite\re essentiel
visant a\ organiser et a\ pe/renniser le monde des vivants. S'en
suivent quatre chapitres d'une trentaine de pages en moyenne chacun,
puis une rapide mais tre\s utile conclusion. Les notes ont e/te/
rele/gue/es en fin d'ouvrage. Ce choix assez courant, sans doute
conse/cutif aux contraintes e/ditoriales, pre/sente l'inconve/nient
d'imposer re/gulie\rement au lecteur de fastidieux renvois. Une
postface permet a\ l'auteur d'apporter des pre/cisions supple/mentaires
sur sa de/marche me/thodologique afin de re/pondre a\ certaines
critiques formule/es a\ l'e/gard de la premie\re e/dition de son
ouvrage. L. Brisson y revendique un travail avant tout historique et
descriptif, base/ sur des te/moignages disparates utilise/s dans le
cadre d'une me/thode qu'il qualifie lui-me^me de "structuraliste
mode/re/e", conforme/ment a\ l'orientation intellectuelle des membres
de l'Ecole de Paris (J. P. Vernant, P. Vidal-Naquet et M. De/tienne)
dont il a suivi les enseignements.

Chapitre 1 Le monstre (p. 13-39)

Le premier chapitre rece\le une pre/sentation des conceptions
gre/co-romaines relatives aux e^tres dote/s des deux sexes. Cette
conformation singulie\re venait remettre en cause l'e/quilibre de la
vie sexuelle, familiale et institutionnelle de l'hermaphrodite dans un
monde ou\ l'organisation sociale et les ro^les de chacun se fondaient
sur une stricte division des sexes. a\ l'origine prodige funeste, la
naissance ou la de/couverte d'un androgyne impliquait l'existence d'un
signe divin envoye/ a\ la communaute/ impliquant interpre/tation et
ce/re/monie expiatoire. L'apparition de tels individus reve^tait aussi
indirectement d'apre\s l'auteur une dimension politique par le biais du
rapport entre mariage "mixte" et naissance d'une personne bisexue/e
(dans le re/cit de Phle/gon de Tralles, l'enfant provient de l'union de
deux "e/trangers", un Etolien et une Locrienne ; dans l'oeuvre de
Diodore de Sicile, He/rai+s, une femme qui devient homme, e/tait le
produit d'un mariage entre un mace/donien et une arabe). La pre/sence
de ces anormaux sexuels provoquait en outre des moments de panique
superstitieuse frappant les Romains a\ certains moments chaotiques de
leur histoire et pouvait e/galement e^tre a\ l'origine d'un
de/tournement cynique des solennite/s religieuses qui en de/coulaient.
Apre\s un rapide commentaire de la liste des hermaphrodites de/couverts
a\ Rome, L. Brisson rappelle les diffe/rentes e/tapes des rituels
pre/vus, le ro^le fondamental des haruspices et de l'etrusca disciplina
concernant l'interpre/tation des prodiges ainsi que la particularite/
du sort re/serve/ a\ l'hermaphroditus. Il ne fallait ni l'enterrer ni
le bru^ler. Aussi ce dernier est-il expulse/ sans violence du
territoire de la cite/, le plus souvent enferme/ dans une caisse et
jete/ a\ la mer. Cette attitude baigne/e d'effroi laissera ensuite la
place a\ un constat plus rationnel pre/sent notamment chez Diodore qui
voit en l'androgyne non un monstre porteur de sens, mais un individu
frappe/ d'une malformation anatomique rare. Diodore de/samorce en outre
les proble\mes lie/s aux clivages sociaux ne/s de la bisexualite/ :
l'e^tre qui change de sexe a\ la suite d'une ope/ration chirurgicale
peut retrouver une place parmi ses semblables. Un tel e/lan de
tole/rance rationaliste se perc,oit encore chez Pline l'Ancien qui
place l'androgynie du co^te/ de l'anomalie physique, les hermaphrodites
e/tant de/sormais conside/re/s comme des instruments de plaisir et non
plus comme des prodigia.

Chapitre 2 Bisexualite/ et homosexualite/ (p. 41-65)

Ce deuxie\me chapitre aborde le lien existant entre l'androgyne et
l'homosexuel passif pour aborder ainsi la bisexualite/ sous l'angle
comportemental. a\ travers une minutieuse e/tude du passage des
Me/tamorphoses relatif a\ l'histoire qui re/unit le fils d'Herme\s et
d'Aphrodite a\ la nymphe Salmacis, L. Brisson indique qu'Ovide est le
premier a\ raconter le mythe d'Hermaphrodite. Le poe\te lui attribue
une fonction e/tiologique car il l'utilise pour expliquer pourquoi les
eaux de la source Salmacis en Carie ont le pouvoir de transformer les
hommes en homosexuels passifs. L'auteur s'emploie ensuite a\ de/finir
les mode\les masculins et fe/minins en Gre\ce et a\ Rome. Le premier se
caracte/rise par son ro^le actif et le second par son attitude passive.
Le ma^le adulte est avant tout un guerrier tandis que la femme est une
me\re dans le cadre marital. Le renoncement a\ ces codes impliquait
pour le contrevenant de se retrouver situe/ a\ l'autre bord : la femme
refusant le mariage devient un homme tandis que l'individu la^che au
combat de/savoue la virilite/ de son sexe. Il passe alors du co^te/ des
femmes et e/tait qualifie/ d'androgyne dans l'Athe\ne du IVe\me s.
Cette stricte scission expliquait la place accorde/e au travestissement
qui pouvait, suivant les cas, devenir une redoutable ruse de guerre ou
produire le plus haut effet comique dans les pie\ces de the/a^tre.
Cette distinction comportementale se retrouve dans le cadre des
relations homosexuelles masculines conc,ues comme un comple/ment de
l'he/te/rosexualite/. Hormis l'hypothe\se grecque de l'initiation
e/rotico-sociale du jeune garc,on qui jouait le ro^le d'aime/, l'homme
devait toujours y tenir une attitude active sans quoi son
homosexualite/ e/tait bla^me/e et l'individu faisait l'objet d'un
profond me/pris. Obligation chez l'esclave, la passivite/ sexuelle (
impudicitia) d'un homme libre e/tait conside/re/e comme un crime chez
les Romains ainsi que le rapporte Se/ne\que. Suivant ces crite\res,
tant l'homosexuel passif que la femme homosexuelle qui met en avant son
co^te/ actif en pre/sentant l'aspect physique et moral masculins,
e/taient qualifie/s d'androgynes. a\ de tre\s rares exceptions pre\s,
l'amour entre femmes constituait en Gre\ce un comportement honteux
tandis qu'a\ Rome, il restait contre-nature et pouvait me^me faire
l'objet d'un de/lit : Martial affirme que la femme marie/e se livrant
a\ ces pratiques commet un adulte\re.

Chapitre 3 L'arche/type (p. 67-102)

L. Brisson de/peint ici la bisexualite/ simultane/e des arche/types et
des e^tres primordiaux qui ne peut perdurer. En effet, la juxtaposition
des sexes provoque une transgression des liens de parente/, c'est
pourquoi l'androgyne doit dans un premier temps se de/doubler pour
pouvoir engendrer. Le souvenir de l'e/tat originel d'indiffe/renciation
est e/voque/ par l'auteur a\ travers une analyse serre/e de la
discussion sur la nature d'Eros et ses bienfaits, pre/sente dans le
mythe raconte/ par Aristophane dans le Banquet de Platon. Cette
nostalgie de l'unite/ perdure au sein de chaque couple, tant homosexuel
qu'he/te/rosexuel, qui ne peut, me^me aux moments les plus intenses de
ses unions sexuelles intermittentes et de ses de/sirs de fusions,
recre/er un e^tre double originel. Seul Eros avait au de/part ce
pouvoir gra^ce a\ sa fonction de/miurgique. La bisexualite/ joue
e/galement un ro^le important dans la the/ogonie orphique en y
repre/sentant un e/tat chaotique ou\ la reproduction ne peut s'assurer
que par scissiparite/ et au sein duquel l'auto-inceste est
ine/luctable. Elle est aussi pre/sente dans certains traite/s
gnostiques et plus pre/cise/ment dans le temps cosmogonique. Le
de/miurge Jaldabaoth est un e^tre bisexue/ et toute une mythologie
s'e/rige autour de l'ide/al de l'unite/ par opposition a\ la
multiplicite/ afin de de/passer la distinction des sexes, les
de/chirements cre/es par l'opposition entre l'a^me et la chair ou
encore les conflits familiaux et sociaux. Les Oracles Chaldai+ques
parlent d'un dieu transcendant qualifie/ a\ la fois de pe\re et de
me\re et cette bisexualite/ originelle est e/galement e/voque/e dans le
Corpus Hermeticum. L. Brisson insiste sur le fait que ces diffe/rentes
doctrines pre/sentent des ressemblances qui se justifient par la
ne/cessite/ commune d'assurer son salut personnel gra^ce a\ un savoir
spe/cifique et par une re/fe/rence a\ un me^me substrat intellectuel
me^lant la pense/e grecque aux influences e/gyptiennes, iraniennes
voire juives. L'auteur ache\ve son expose/ en e/voquant le mythe du
Phe/nix, oiseau fabuleux originaire d'E/thiopie, qui renai^t de ses
propres cendres dans un cycle inde/fini comme s'il e/tait a\ la fois
son pe\re et sa me\re, le ma^le et la femelle, donc un e^tre bisexue/.


Chapitre 4 Le me/diateur (p. 103-127)

Ce dernier chapitre est consacre/ a\ la bisexualite/ successive. Les
individus qui ont connu la condition masculine et fe/minine ont une
fonction me/diatrice en raison de leur participation a\ chacun des
po^les du couple qui leur permet d'e/tablir une relation entre ses
oppose/s. Pour L. Brisson, celui qui symbolise le mieux cet e/tat est
le fameux devin the/bain aveugle nomme/ Tire/sias. a\ travers l'e/tude
des trois versions qui nous sont parvenues du mythe de Tire/sias,
l'auteur de/crit ce personnage si particulier. La premie\re se compose
de deux variantes e/manant respectivement de Phle/gon de Tralles et
d'Ovide, qui associent bisexualite/ et divination. D'une part Tire/sias
sera, apre\s avoir rencontre/ un couple de serpents, change/ en femme
avant de redevenir homme. D'autre part, il est choisi, en raison de son
expe/rience des deux sexes, comme arbitre du diffe/rend opposant Zeus
et He/ra au sujet de la quantite/ de plaisir e/prouve/ par l'homme et
la femme lors de l'acte sexuel. La seconde version provenant de
Callimaque s'axe surtout sur la divination et vient confirmer que la
ce/cite/ du protagoniste est une compensation de son pouvoir
divinatoire. Sur un plan ge/ne/ral, ces deux re/cits mettent en sce\ne
Tire/sias comme un me/diateur transcendant des oppose/s fondamentaux.
Il e/tablit, par l'ornithomancie, un lien entre les dieux et les
hommes. La bisexualite/ lui permet de transcender l'opposition la plus
importante chez l'e^tre humain. Bien qu'il soit mortel, sa vie s'e/tend
sur sept ge/ne/rations et rappelle l'immortalite/ ; il est e/galement
le seul humain a\ conserver le sens et la raison apre\s la mort.
L'ultime version, oeuvre du faussaire Ptole/me/e Chennos, se
caracte/rise par son excentricite/. Tire/sias y est a\ l'origine un
personnage fe/minin et le de/nouement du re/cit fait e/tat d'un
e/tonnant bestiaire mythologique. La souris ou la taupe sont
mentionne/es aux co^te/s d'autres espe\ces comme la hye\ne (re/pute/e
changer de sexe tous les ans) et surtout le serpent ou encore la
musaraigne dont les caracte/ristiques et le comportement rejoignent la
bisexualite/. D'apre\s L. Brisson, tous ces animaux pour la plupart
chtoniens, pre/sentent des traits spe/cifiques leur permettant de
transposer dans le monde animal une ambigui+te/ leur confe/rant une
fonction me/diatrice, a\ l'image de celle qui de/finit Tire/sias.

La conclusion (p. 129-131) vient re/sumer la grande ide/e de/fendue par
l'auteur : les repre/sentations de la se/paration sont de/pendantes
d'un e/tat originel d'indistinction, a\ la fois pre/sent dans le de/sir
de fusion inhe/rent a\ toute relation amoureuse et plus ge/ne/ralement
dans l'origine mythique du monde des vivants, "dont la bisexualite/
constitue en quelque sorte le paradigme". L'ouvrage contient deux
bibliographies distinctes (p. 163 et 169-173) qui auraient pu e^tre
rassemble/es. La seconde dite comple/mentaire, pre/sente/e par S.
Boehringer, est une mise a\ jour, presque exclusivement constitue/e de
re/fe/rences anglo-saxonnes.[[3]] Le volume s'ache\ve sur un triple
index (passages cite/s, noms propres et notions) tre\s pratique, et
contient tre\s peu d'erreurs formelles.[[4]]

Au final, L. Brisson nous offre une e/tude dense dont la lecture se
trouve facilite/e par la clarte/ du propos qui rend cet ouvrage
accessible a\ un assez large public. Si les spe/cialistes de la
litte/rature antique pourraient regretter que les textes e/tudie/s
soient exclusivement cite/s sous forme de traductions, il n'en reste
pas moins que ce livre sera tre\s utile a\ l'antiquisant autant qu'aux
historiens des religions, des genres ou des sexes qui y trouveront un
tre\s bel expose/ de l'enjeu des fondements mythologiques de la
bisexuation.
Table des matie\res :
Avant-propos
Table des abre/viations
Note pour la translitte/ration du grec ancien

Introduction


1 Le monstre
Le prodige funeste
L'erreur de la nature
Le phe/nome\ne


2 Bisexualite/ et homosexualite/
Le mythe d'Hermaphrodite raconte/ par Ovide
La structure du re/cit
Salmacis et Hermaphrodite avant Ovide
Le projet d'Ovide
Tradition
Innovation
Masculin et fe/minin en Gre\ce ancienne et a\ Rome
L'homosexualite/ en Gre\ce ancienne et a\ Rome


3 L'arche/type
Le mythe d'Aristophane dans le banquet de Platon
Orphisme
Gnosticisme
Les oracles Chaldai+ques
Le corpus herme/tique
Le Phe/nix


4 Le me/diateur
Petit bestiaire associe/ au mythe de Tyre/sias
La souris
La taupe
Le blaireau
L'hye\ne
Le serpent
La musaraigne


Conclusion
Notes
Bibliographie
Postface a\ l'e/dition de 2008
Bibliographie comple/mentaire
Index des passages cite/s
Index des noms propres
Index des notions
------------------
Notes:


1.   Il n'aurait pas e/te/ inopportun d'e/voquer, au moins
succinctement, d'autres documents de nature arche/ologique,
e/pigraphique, iconographique ou encore juridique.

2.   D'autant plus que certains de/veloppements (cf. Masculin et
fe/minin en Gre\ce et a\ Rome p. 57-60) semblent, malgre/ ce que
laissent entendre leurs intitule/s, exclusivement consacre/s au monde
grec.

3.   Sans pre/tendre a\ l'exhaustivite/, voici quelques comple/ments :
A. Wacke, Del hermafroditismo a la transexualidad, in Anuario de
derecho civil, vol. 43.3, 1990, p. 677-712 = Estudios de derecho romano
moderno: en cuatro idiomas, Madrid, 1996, p. 33-67; G. Sciascia,
Eunucos, castratos e spadones no direito romano, in Varieta\
giuridiche. Scritti brasiliani di diritto romano e moderno, Milan,
1956, 111-118; et surtout D. Dalla, L'incapacita\ sessuale in diritto
romano, Milano 1978 ; du me^me auteur, Ubi venus mutatur :
omosessualita\ e diritto nel mondo romano, Milan 1987. Il faudrait en
outre renvoyer aux re/fe/rences indique/es par A. Ajootian dans son c.
r. de la traduction anglaise de la premie\re e/dition du livre de L.
Brisson, cf. bmcr website.

4.   Il subsiste quelques tre\s rares coquilles, par exemple, p. 166
ligne 7 en partant du bas.