Re:
François Elie <[email protected]> Sat, 29 Aug 2009 17:19:47 +0200
| Newsgroups | gmane.org.aful.education |
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| Message-ID | <[email protected]> |
Le Sat, 29 Aug 2009 16:02:00 +0200, Bernard Lang <[email protected]> a écrit : En lisant l'énumération impressionnantes des "features" des manuels scolaires numériques, je me disais... ça peut occuper et séduire les élèves (pas longtemps... car ils vont s'apercevoir assez vite du piège: il n'y a de joystick), mais au bout du compte on produit simplement du brouillage qui va rendre plus difficile l'évaluation. Ce qui me scandalise surtout c'est que le passage au numérique ne conduise pas à la nécessité d'apprendre à écrire! et plus seulement à lire. Dangereux révolutionnaire je suis, à dire à mes élèves d'écrire sur leurs livres, même s'ils sont encore en papier. > l'animation peut aider à la compréhension, parfois. Mais je doute > qu'elle aide à la mémorisation. ...à multiplier les interfaces je doute aussi qu'on puisse aider tant que cela à la compréhension. J'ai souvenir d'un dispositif de capture avec une caméra analogique, dont l'image était numérisée, traitée en temps réel dans un ordinateur, moulinée, et qui produisait une série de points dans un tableur... pour la chute d'une bille. Le rasoir d'Occam doit valoir aussi en pédagogie! Comme la musique sert principalement... à vendre des dispositifs pour écouter de la musique, l'école servait à faire vivre l'édition, elle fera vivre aussi le secteur de l'animation électronique. S'il était question de partage de la connaissance, de liberté, d'égalité, on y verrait quelque chose qui mérite de rentrer à l'école. mais il n'y est question que de licence à payer, de droit achetés, de limitation, d'interdiction de copier, etc... C'est vrai, les enseignants français utilisent beaucoup internet... mais ils l'utilisent surtout pour échanger et pour écrire ensemble, au grand dam des éditeurs, les chiffres sont tétus. Si je peux faire cours cette année dans une salle avec un videoprojecteur, je projeterai les pages d'un wiki dont le serveur est chez moi. La vraie modernité c'est le partage et la gratuité de la connaissance. En philosophie cela fait vingt cinq siècles que l'on en parle, et cette histoire a paraît-il croisé un temps celle de la France. L'inégalité revient au galop: il y a déjà les écoles avec tableau blanc ou sans, les collèges avec réseau ou sans, les lycées avec wifi ou sans. Nous vivons une époque moderne. Il y de la connaissance "propriétaire" et de la "connaissance libre". Et la première sera toujours plus séduisante que la seconde... c'est même à cela qu'on la reconnaît! Les sophistes et les rhéteurs font dans le numérique! @+ François Elie > Et il y a toujours le danger de perdre tout le fil de l'animation pour > une seconde d'inattention, ce qu'évite un support statique. > > Les pages web qui bougent ont pour effet de me faire zapper. > > bernard > > > > * Laurent Séguin <[email protected]> note le 29-08-09 : > > Bonjour, > > > > Cette information devrait vous intéresser. La question qui m'est > > immédiatement venue est ELF (Et Les Formats) ? ;-) > > > > ----------- > > Agence : AFP Fil : ECF Dossier : INTERNET > > Dépêche reçue à 29/08/09 12:07:00 > > > > Les manuels scolaires numériques s'installent dans les salles de > > classe (DOSSIER, PAPIER D'ANGLE) > > > > Par Catherine FAY de LESTRAC > > > > PARIS, 29 août 2009 (AFP) - Carte géographique qui s'anime en > > suivant le voyage de Christophe Colomb, "Le Cid" en vidéo : les > > manuels scolaires numériques s'installent dans les salles de classe > > à la rentrée. Les éditeurs profitent des remplacements de manuels à > > la faveur des changements de programmes en français, > > histoire-géographie et éducation civique en 6ème cette année pour > > en proposer des versions numériques, explique Sylvie Marcé, PDG des > > éditions Belin. "Chaque changement de programme est l'occasion d'un > > bond en avant, alors qu'un manuel est utilisé en moyenne sept ans. > > Tous les manuels de 6ème qui sortent à cette rentrée ont une > > version numérique", explique Pascale Gelebart, directrice de > > l'association Savoir-Livre, qui regroupe les six éditeurs scolaires > > (Belin, Bordas, Hachette, Magnard, Hatier et Nathan). > > Ayant la même colonne vertébrale qu'un manuel papier, ils sont > > enrichis de nombreuses applications multimédia. > > La version électronique peut être vidéoprojetée sur un > > "tableau numérique interactif", l'écran blanc qui va peu à peu > > remplacer le tableau noir. Elle peut être consultée chez eux par > > les élèves si l'école a acheté des licences pour eux. > > En histoire, une carte peut montrer l'Empire romain, avec des > > pays qui changent de couleur lorsqu'ils sont conquis. Un enseignant > > peut demander à un élève de placer les flèches montrant la > > progression d'une armée. > > En Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), une animation > > présente le cycle en accéléré d'une plante, de la germination aux > > fruits, ou l'irrigation du corps humain par le sang. > > En français, un enseignant peut diffuser une pièce de théâtre > > ou un film, pour mettre en évidence comment un texte de littérature > > peut être interprété. En grammaire, il peut faire apparaître en > > couleur tous les verbes. > > L'usage le plus répandu actuellement est en langues vivantes, > > avec des vidéos en version originale. > > "On peut zoomer, faire des arrêts sur image, superposer des > > schémas (...), demander aux élèves d'écrire des légendes de photos, > > cacher des éléments pour les interroger", explique Pascale Gelebart. > > "Le livre papier est par nature restreint et le manuel > > numérique donne accès à plus de ressources, que les enseignants > > peuvent utiliser selon leurs besoins pour illustrer leurs leçons et > > les personnaliser en fonction de leurs élèves", explique-t-elle. > > "Il est complémentaire du livre papier et ne se substitue pas > > à lui. Il fait travailler des zones du cerveau différentes", > > explique Sylvie Marcé, qui relève que le manuel numérique ne > > représente qu'une part "infinitésimale" de son chiffre d'affaires. > > Même s'il n'est pas encore rentable, les éditeurs misent sur > > le numérique, alors que le gouvernement va lancer vendredi une vaste > > expérimentation dans une vingtaine de départements. > > "C'est ludique, interactif, et rend les cours forcément plus > > attrayants, plus vivants. Cela permet de retenir l'attention > > d'élèves qui n'écouteraient pas autrement. En plus, il allège le > > poids des cartables", explique Roland Hubert, secrétaire général du > > Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. > > "Le frein c'est l'équipement des collèges, où le retard est > > énorme. Il faut aussi former les enseignants car cela change la > > manière de faire leurs cours", explique-t-il. > > Selon une étude de l'UE de 2006, 66% des enseignants avaient > > utilisé internet en un an, ce qui place la France au 20ème rang sur > > 25 Etats-membres à l'époque. > > ------------ > > > > Librement, > > > > -- > > Laurent Séguin, Vice-Président de l'AFUL > > -= Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres =- > > *Promouvoir les logiciels libres et les standards ouverts* > > <http://www.aful.org/> > > > > > > > > > > -- > > Gerez vos abonnements aux listes de diffusion : > > https://www.aful.org/wws > > > > Ce message n'engage que son auteur et ne reflete pas la position > > officielle de l'AFUL ; pour celle-ci consultez http://www.aful.org/ > -- Gerez vos abonnements aux listes de diffusion : https://www.aful.org/wws Ce message n'engage que son auteur et ne reflete pas la position officielle de l'AFUL ; pour celle-ci consultez http://www.aful.org/