reçu ça

Marie-Cécile <[email protected]> Tue, 17 May 2016 01:20:07 +0200
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Des interdictions "préventives" de manifestations sont en cours de
distribution par les forces de l’ordre

Publié le 15 mai 2016 | Maj le 16 mai
 manifestation

Plusieurs personnes participant au mouvement social contre la Loi
travail se sont vues notifier par les forces de l’ordre des
interdictions individuelles de paraître dans les prochaines
manifestations (et dans certains arrondissements). Ces décisions
"individuelles", concernent déjà plusieurs personnes et vont sûrement
continuer à être distribuées dans les jours prochains. Elles sont
basées sur l’article 5 3° de la loi sur l’Etat d’urgence.

Dernière mise à jour dans l’article le 16 mai à 22h00 (d’autres viendront).
Le collectif de défense collective prépare un recours en
référé-liberté, contacte-le.
Mise à jour 16 mai à 22h00 :
Un texte de solidarité " [extrait] appel à la responsabilité de toutes
et tous — autonomes pacifistes et syndicalistes énervés, jeunes
salariés comme vieux chômeurs—, afin que le cortège dans son
intégralité accueille, protège et défende si nécessaire, ceux que M.
Bernard Cazeneuve prétend arracher à la lutte.
Afin de limiter les possibilités d’identification et de prévenir
d’éventuelles représailles à posteriori, nous incitons tous ceux qui
le peuvent à se munir d’un foulard. "
Il ne revient pas à M. Cazeneuve de choisir qui a le droit de manifester [Appel]
Mardi 17 mai, faisons bloc autour des personnes interdites de manifestation.
Répression - prisons
 manifestation
 16 mai

Mise à jour 16 mai à 15h00 :

Au moins plusieurs dizaines de personnes sont concernées par les
interdictions de "paraitre". Le décompte exact est impossible sans
compter celles et ceux n’ayant pas (encore) reçu le document qui leur
est destiné...

Les interdictions concernent des personnes diverses et variées. Il y a
des membres de différentes organisations (pas seulement l’AFA), mais
également des personnes syndiquées, des blessées lors de violences
policières et des non organisées ...

Des interdictions sont signalées en dehors de la région parisienne.
Les villes de Nantes et de Lyon sont notamment concernées. Une
assignation à résidence de deux jours est aussi a déplorer contre un
nantais qui vient d’écrire un livre sur les violences policières.

La prolongation de la garde-à-vue au delà de 24h n’est pas possible en
cas de non respect de l’interdiction.

Les peines possibles en cas de non respect des interdictions de
paraitre dans les zones indiquées est de 6 mois d’emprisonnement et
7500 € d’amende maximum. Ces peines ne sont pas encourues si la
personne n’a pas reçu avec certitude l’arrêté préfectoral.

Une personne interdite d’arrondissement à Paris peut continuer la
lutte en dehors des zones et heures concernées (point de vue purement
juridique). Ainsi la personne pourrait aller manifester à Rennes et
inversement.

Attention, ces mesures fonctionnent comme les assignations à résidence
et autres cochonneries : la décision est prise unilatéralement par
l’Administration (avec un grand A non cerclé), sans procès
contradictoire ni preuves.

En gros, les préfectures délivrent des décisions d’interdiction de
manifestation individuelle.
Les flics sont chargés de les notifier. C’est à dire que plusieurs
personnes sont concernées mais que la mesure ne prend effet qu’à
partir du moment où les forces de l’ordre auront donné directement le
document. Autrement dit, n’est pas une infraction de participer à une
manifestation si on était pas au courant de l’interdiction
individuelle. Quel dommage pour celles et ceux qui, quand les flics
passeront, seront partis faire des courses, ou une ballade, et se
feront voler leur courrier en même temps !

Ces interdictions de manifestation sont utiles pour l’État a partir du
moment où elle sont utilisées pour un nombre important de
manifestants. Le chiffre exact n’est pas connu et va certainement
évoluer en permanence.

Appel à recensement mais aussi et surtout à prévenir le collectif de
défense collective :
07.53.82.19.10. ou defcol [at] riseup.net.

Il est aussi possible de témoigner, d’exprimer sa solidarité et de ne
rien lâcher
sur paris-luttes.info, dans la rue et partout où cela te semblera nécessaire !

Un exemple d’arrêté :

On notera qu’en dehors de phrases typiques des communiquants et de
réels interdits, il y a rien dans cet arrêté... Si, si, relis-le, et
tu verras : l’interdiction frappe cette personne seulement pour avoir
été vue "à de nombreuses reprises dans des manifestations contre,
notamment, les violences policières et le projet de [Loi travail]"
(sic !).
Quelques naïfs de bon aloi voudraient encore feindre à ne pas
comprendre la détermination des travailleurs-salariés-précaires contre
la Loi travail dans les manifestations. Mais c’est seulement le
système Kapitaliste qui est barjo...
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